Le développement endogène, meilleur facteur de stabilité, selon le gouverneur de Tambacounda
APS
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Le développement endogène, meilleur facteur de stabilité, selon le gouverneur de Tambacounda

Tambacounda, 4 avr (APS) - La création d’un développement endogène est le meilleur facteur de stabilité, à même d’empêcher les populations à se tourner vers d’autres alternatives violentes comme le terrorisme, a indiqué, mercredi, le gouverneur de la région de Tambacounda, El hadji Bouya Amar. 

 
 
"Le meilleur facteur de stabilité, c’est de créer un développement endogène", a dit El hadji Bouya Amar, s’adressant aux journalistes au terme du défilé marquant le 58-ème anniversaire de l’accession du pays à la souveraineté internationale.
 
Il a relevé que l’Etat du Sénégal s’attache à réaliser ce type de politique de développement dont "on commence à voir les résultats aussi bien dans les zones périurbaines que rurales".
 
"Aujourd’hui, l’ambition du Sénégal dans le cadre de la consolidation de la paix, c’est de faire en sorte qu’il y ait une équité territoriale à travers le développement", a-t-il poursuivi. 
 
Il a souligné que "depuis 6 ans, l’Etat n’a cessé de mettre en œuvre des programmes sociaux, économiques, pour que dans des zones comme Tambacounda l’accès à l’eau potable, l’assainissement rural, les pistes de production, ainsi que d’autres réalisations puissent être portés au firmament".
 
"Aujourd’hui, le monde est secoué par le terrorisme, qui doit être combattu avec des moyens matériels, mais aussi par la communication, l’éducation et le développement", a estimé le gouverneur Amar.
 
Pour lui, la généralisation du service de l’eau, de l’assainissement dans des régions comme Tambacounda, est un "moyen niveler les citoyens, de lutter contre la radicalisation et de consolider la paix et la stabilité au niveau du Sénégal".
 
Un projet de l’Etat du Sénégal dénommé Projet d’appui à la cohésion sociale et à la création d’opportunités d’emplois (PROCOSOC), est exécuté depuis un peu plus d’un an par le PNUD dans les régions de Tambacounda et de Matam. 
 
Financé à hauteur de près de 650 millions de francs CFA par la coopération japonaise, le PROCOSOC a été élaboré pour réduire le risque de propagation de la violence amplifiée par la pauvreté et le chômage endémique dans les régions de Tambacounda et Matam. 
 
Il a pour objectif d’inverser la menace, à travers la promotion de la paix et de la cohésion sociale et la création d’opportunités d’emplois pour les jeunes et les femmes chefs de famille dans les régions au nord-est du Sénégal.
 

ADI/PON