’’L’amélioration de la qualité de l’éducation passe par une vision systémique’’ (expert)
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SENEGAL-AFRIQUE-EDUCATION

’’L’amélioration de la qualité de l’éducation passe par une vision systémique’’ (expert)

Dakar, 17 mars (APS) - L’amélioration de la qualité de l’éducation en Afrique doit reposer sur une "une vision systémique’’ et non sur des mesures dispersées, selon Mamadou Ndoye, coordonnateur général de la Triennale 2017 sur l’éducation.
 
’’L’amélioration de la qualité, ce n’est pas des mesures dispersées par ci et par là. C’est une vision systémique. Cela part des entrants. Est-ce que les enfants sont prêts à apprendre, les enseignants sont-ils prêts à enseigner ?’’, a-t-il dit, en présentant vendredi les principaux résultats des discussions de la Triennale 2017 et la feuille de route pour les étapes suivantes.
 
Pour Mamadou Ndoye, ancien secrétaire exécutif de l’Association pour le développement de l’éducation en Afrique (ADEA), ‘’il faut une révolution des compétences, aussi bien des compétences techniques et professionnelles que des compétences scientifiques et technologiques’’.

’’Comment nous allons réussir la révolution des compétences ? Il y a l’idée de l’adéquation de l’offre et de la demande’’, a t-il dit.
 
’’L’idée de la gestion axée sur les résultats a été émise. Pourquoi ne pas contractualiser avec les écoles ? Cette contractualisation permet à chacun de voir où se trouvent les performances. Ces contrats peuvent être établis avec les directeurs d’école ou avec chaque enseignant dans sa classe’’, a souligné l’ancien ministre de l’Education nationale du Sénégal. 
 
"Nous n’arrivons pas à ce que tous nos enfants achèvent le primaire. Non seulement il faut relever l’éducation, mais il faut hisser les objectifs de l’éducation’’, a t-il dit.

Selon lui, ’’plusieurs dimensions s’invitent dans la qualité’’. ’’L’une des premières, c’est la question enseignante. Le problème n’est pas qu’il faut bien recruter, qu’il faut bien former mais la question de la qualité se joue dans le développement professionnel continu des enseignants’’, a expliqué M. Ndoye.
 
Parlant de ’’nouvelles ambitions’’ dont l’éducation de qualité pour tous, il a relevé : ’’Nous n’avons pas réussi l’éducation pour tous, mais on demande de réussir l’éducation de qualité pour tous. Cette ambition est élevée.’’ 
 
’’Il ne faut pas dire seulement qu’on a formé mais quels types de formations on est train de donner. Et cela donne une plus value réelle, et les résultats des apprentissages ne montrent pas que cela fait une plus value réelle. Nous devons [mener] une réflexion critique nouvelle sur les résultats. Il faut amener les enseignants à évaluer leurs propres pratiques et à s’engager dans un processus d’amélioration avec eux-mêmes’’, a-t-il exhorté.
 
’’Il y a également la déontologie professionnelle, car on peut être qualifié sans avoir la déontologie. En ce moment, on fera n’importe quoi dans la classe’’, a dit Ndoye.
 
La 11ème Triennale qui a pris fin ce vendredi avait pour thème : ’’Revitaliser l’éducation dans la perspective du programme 2030 et de l’Agenda 2063’’.

Les discussions ont tourné autour de quatre directions de transformation de l’éducation. Il s’agit de l’éducation pour la socialisation, l’éducation pour l’économie, l’éducation pour la préservation de l’environnement et l’éducation pour l’épanouissement culturel.

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