L’AIMF insiste sur le
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L’AIMF insiste sur le "travailler-ensemble" pour l’atteinte de ses objectifs

De l’envoyée spéciale de l’APS : Adama Diouf Ly

Ouagadougou (Burkina Faso), 23 fev (APS) - L’Association internationale des maires francophones (AIMF) s’est engagée vendredi à continuer de promouvoir le "travailler-ensemble" pour que son action puisse se traduire par davantage de "résultats concrets" en 2018.

"Il y a aujourd’hui cette volonté de travailler ensemble entre élus locaux, parlementaires, journalistes afin de bâtir une gouvernance plurielle au sein des collectivités territoriales depuis que les groupes de plaidoyer ont été lancés à Tunis en 2015, pour faire avancer les lignes en vue d’arriver à un développement local", a fait observer le secrétaire permanent de l’AIMF, Pierre Baillet.
 
Il s’exprimait lors de la clôture de la conférence annuelle du partenariat stratégique AIMF-Union européenne, à Ouagadougou (Burkina Faso), une occasion pour parlementaires et journalistes de lancer des réseaux appelés à s’engager dans la réflexion sur les problèmes des collectivités territoriales et des élus locaux.
 
"Cette réunion a eu un haut niveau politique, pas uniquement technique puisqu’elle a regroupé des hommes et des femmes venus d’horizons différents avec des fonctions différentes, qui se préoccupaient tous de la problématique des collectivités territoriales", a souligné le secrétaire permanent de l’AIMF.
 
Selon M. Baillet, en mettant les acteurs concernés par la problématique du développement autour d’une même table, dans le cadre des groupes de plaidoyer, celle-ci "prend une dimension multisectorielle, les barrières administratives s’estompent et les choses avancent positivement".
 
"Aujourd’hui, l’enjeu est de continuer à bâtir et à renforcer de nouvelles coalitions, d’impliquer de nouveaux partenaires pour transformer les plaidoyers en résultats", a indiqué Pierre Baillet.
 
A ses yeux, l’Union européenne "a pris la mesure des capacités des administrations territoriales, des élus locaux pour permettre à l’AIMF de mener des projets concrets avec l’ensemble des collectivités territoriales pour arriver à bâtir un développement local harmonieux".
 
Venu présider la clôture des travaux, le ministre burkinabè de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Siméon Swadogo a estimé que la conférence avait été "un très grand succès".
 
"La réunion a permis de constater qu’il y a eu des avancées comme sur le statut de l’élu local et de la fonction publique territoriale dans certains pays et des gouvernements qui veulent construire la démocratie locale", a-t-il dit.
 
Aussi cette réunion a-t-elle selon lui permis de faire "un point d’étape très positif sur la gouvernance territoriale". 
 
Sur les finances locales, une des thématiques des groupes de plaidoyer, le ministre burkinabé juge nécessaire de "rendre effectif le transfert des ressources financières aux collectivités territoriales".
 
Les avancées du plaidoyer sur le changement climatique, les finances locales, la localisation des Objectifs de développement durable (ODD), le statut de l’élu local et la fonction publique territoriale ont été également présentés.
 
La délégation sénégalaise était composée de maires, de représentants des élus locaux et de différents ministères (Economie et Finances, Gouvernance locale et Aménagement du territoire, Habitat et Cadre de vie).
 
Il y avait aussi des représentants du Conseil économique social et environnementale (CESE), de l’Assemblée nationale, de l’Intersyndicale des travailleurs des collectivités locales et de la Commission nationale sur les changements climatiques.
 

ADL/BK