Une étude suggère une stratégie pour une convergence entre le PNBSF et 	d’autres programmes de soutien
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SENEGAL-SOCIAL

Une étude suggère une stratégie pour une convergence entre le PNBSF et d’autres programmes de soutien

Dakar, 28 fév (APS) – L’évaluation qualitative du Programme national de bourses de sécurité familiale (PNBSF), après trois années de mise en œuvre, recommande une stratégie de convergence avec des programmes d’appui à la résilience et de soutien aux activités productives.
 
‘’Il faut définir une stratégie de convergence du Programme national de bourses de sécurité familiale avec des programmes d’appui à la résilience et de soutien aux activités productives et l’opérationnaliser sur une zone circonscrite’’, a souligné le Dr Sambou Ndiaye de l’Initiative prospective agricole et rurale (IPAR).
 
Il présentait les résultats de l’évaluation qualitative et prospective du Programme national de bourses de sécurité familiale au Sénégal.
Selon Dr Ndiaye, ‘’le Programme national de bourses de sécurité familiale doit faire converger plusieurs programmes vers les mêmes ménages’’. Dans cette optique, ‘’on a analysé l’effet sur le bien-être des ménages qui a révélé que la bourse a amélioré le menu des ménages bénéficiaires’’, a-t-il fait remarquer. 
 
La déléguée générale à la protection sociale et à la solidarité nationale, docteur Anta Sarr Diacko, souligne que ‘’l’enjeu majeur est aujourd’hui de poursuivre et de consolider leur accompagnement pour renforcer leurs capacités de résilience par des activités productives et génératrices de revenus’’. 

‘’C’est là tout le sens qu’il faudra donner à notre décision, avec le précieux concours de la FAO, de recourir à l’expertise du consortium IRAM-IPAR pour une évaluation exhaustive de la mise en œuvre du PNBSF qui s’apprête à franchir ce nouveau palier’’, a-t-elle ajouté.
 
Selon elle, ‘’ le Programme national de bourses de sécurité familiale permettra, à partir de 2017, après l’enrôlement de la 4ème génération de bénéficiaires, à 300 000 ménages en situation d’extrême pauvreté de réhabiliter leurs capacités éducatives et productives à travers une allocation trimestrielle de 25 000 F CFA pendant 5 ans’’.
 
D’après elle, ‘’un des objectifs majeurs attendus de cette évaluation est de permettre au PNBSF de faciliter les changements de comportement des ménages boursiers et de leur communauté’’. Il est aussi recherché la promotion de ‘’pratiques aptes à instaurer des impacts positifs et durables sur l’alimentation, la nutrition et les revenus dans une perspective de promotion économique et sociale et de résilience aux chocs multiformes’’, a encore expliqué la déléguée générale. 

Pour le représentant par intérim au Sénégal du Fonds des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), Reda Lebtahi, ‘’les programmes de transfert monétaire sont devenus un outil important de la protection sociale et des stratégies de la pauvreté dans les pays à faible revenu intermédiaire’’.
 
L’évaluation a permis d’enquêter auprès de 200 personnes sur l’effet de la bourse sur le bien-être des ménages et sur les réseaux économiques et sociaux dans deux villages de la région de Fatick (Somb et Loumbel Kéli) et deux autres villages de la région de Tambacounda (Hamdalaye Pont et Dialocoto). 

SKS/ASG