Un projet d’activités génératrices de revenus pour migrants de retour au bercail en Casamance
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SENEGAL-MIGRATIONS

Un projet d’activités génératrices de revenus pour migrants de retour au bercail en Casamance

Sédhiou, 13 nov (APS) - Un projet de 20 millions de francs CFA destiné à réaliser des microprojets portant sur des activités génératrices de revenus sera mis en œuvre en Casamance (sud), dans le but de fixer chez eux les jeunes migrants revenus au bercail, a appris l’APS auprès de ses promoteurs.
 
Aliou Diallo, coordonnateur de l’Espace migration et développement de Sédhiou (EMDS), une instance locale de concertation sur les questions migratoires, en a fait l’annonce vendredi, à l’occasion d’une cérémonie de don à des migrants des trois régions de la Casamance (Kolda, Sédhiou et Ziguinchor) de retour au bercail.
 
L’EMDS, avec l’aide de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), a offert des vivres d’une valeur de 6 millions de francs CFA à 40 migrants rentrés au bercail. Il leur a fourni cette assistance, dans le cadre de ses activités de protection et d’accompagnement des migrants revenus de l’étranger.
 
L’Espace migration et développement de Sédhiou s’est de même engagé à assurer la prise en charge sanitaire de ces migrants et de leurs familles, a indiqué son coordonnateur, qui annonce la mise en œuvre de ce projet de microprojets dont l’ambition est de fixer les jeunes de la Casamance dans leur terroir.
 
Dans cette perspective, l’EMDS compte mettre en œuvre ce projet financé avec 21 millions de francs CFA, pour la création d’activités génératrices de revenus, par le biais de micro-projets, au profit de ces jeunes migrants originaires des trois régions de la Casamance et désireux de regagner leur lieu de départ.
 
Il s’agit d’aider à intensifier les activités pouvant permettre de fixer les jeunes chez eux, a expliqué le coordonnateur de l’Espace migration et développement de Sédhiou, également vice-président du conseil départemental de Sédhiou.
 
Le phénomène de la migration ‘’est très gênant, nous devons tous nous impliquer, y compris l’Etat et les organisations non gouvernementales, pour arrêter ces mouvements vers l’extérieur’’, a dit Aliou Diallo. 


OB/BK/ESF