Le processus des assises nationales de la société civile lancé àThiès
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Le processus des assises nationales de la société civile lancé àThiès

Thiès, 6 août (APS) - Des responsables de la société civile ont démarré, lundi à Thiès, une série d’ateliers régionaux prévus dans l’ensemble du pays, en vue de préparer la tenue, dans deux mois, d’assises nationales centrées sur le développement économique, social, culturel et environnemental du pays, a constaté l’APS.
 



"L’atelier que nous tenons aujourd’hui à Thiès indique le démarrage d’une série de rencontres dans les 14 régions du Sénégal", a dit à l’APS, Amacodou Diouf, président du conseil d’administration du Conseil national des ONG d’appui au développement (CONGAD).
 
"Il s’agit de discuter avec la société civile locale de Thiès, en vue de préparer les assises nationales", a expliqué M. Diouf, pour qui, c’est un "moment d’introspection, de réflexion scientifique" sur l’identité de la société civile, sur des questions cruciales que traverse notre pays, mais surtout sur le développement social, économique, culturel et environnemental.
 
"Compte tenu de notre nombre important, de la complexité de la participation des organisations de la société civile dans les activités de développement, nous avons pensé qu’il serait bon de se retrouver ensemble pour d’abord avoir un diagnostic commun par rapport à la situation nationale, d’avoir une compréhension commune sur comment chacun doit s’y prendre pour améliorer sa participation aux efforts de développement du Sénégal", a laissé entendre Amacodou Diouf.
 
Cette rencontre est aussi l’occasion de consolider les termes de références des assises, qui seront validés lors d’un atelier national de lancement, en tenant compte des apports de toutes les régions.
 
Un comité de suivi et de coordination des assises dans la région de Thiès, sera mis sur pied, au terme de la rencontre.
 
Les assises sont un "processus qui commence par les ateliers régionaux", qui seront suivis d’un atelier de lancement lors duquel seront mis en place les organes qui gouverneront les assises.
 
Après l’atelier national de lancement, les OSC (organisations de la société civile) vont retourner dans leurs régions respectives pour travailler pendant un mois et demie sur les sujets qui les intéressent, leur identité, les enjeux, le partenariat.

"Au niveau de Thiès, on ne peut pas occulter des thèmes comme l’éducation pour tous, le Kayar off-shore, le pétrole et le gaz et l’environnement", a dit le président du conseil d’administration du CONGAD.
 
Ce travail sera consigné dans un rapport régional ou thématique, qui sera présenté lors de la plénière de trois jours à Dakar, dernière étape des assises. Le processus de consultations et de concertations avec les organisations de la société civile pourra prendre un mois et demie à deux mois, a indiqué M. Diouf.
 
Toutes les OSC sont concernées par cette démarche inclusive. Les OSC sont les structures organisées qui mènent des activités de développement social, économique et culturel, qu’elles soient reconnues par l’Etat ou non.
 
Le document qui émanera de ces assises sera une base pour élaborer des recommandations, un programme et un plan d’action. Il pourra servir d’orientation à la société civile dans la mise en œuvre de ses propres actions, à l’Etat pour l’amélioration de ses politiques, tout comme les partenaires techniques et financiers pourront l’utiliser comme référentiel  
 
Pour Amacodou Diouf, les assises nationales de la société civile sont "différentes" de celles organisées avant la présidentielle de 2012. "La différence est de plusieurs ordres", a-t-il poursuivi, relevant que la composition des acteurs des assises nationale est différente celles de la société civile.

Les consultations passées avaient impliqué des organisations politiques, alors que "tout ici est organisations de la société civile", a-t-il noté.
 
Le deuxième élément est que "les objectifs idéologiques que s’étaient fixés les assises nationales étaient tout à fait différents des nôtres", a-t-il dit.

"On ne parle pas de la prise du pouvoir ou de comment on pourrait (le) perdre ou le conserver. On parle de l’amélioration de la mise en œuvre des politiques publiques, qui ne sont pas forcément des politiques partisanes", a-t-il souligné. "C’est ça notre exception (et) nous voulons la garder jalousement" a fait remarquer Amacodou Diouf.
 
Le responsable du CONGAD a admis l’existence, malgré une "nette différence" entre les deux approches, d’un "point de convergence", lié au fait que la société civile a été une composante des dernières assisses nationales, pour y apporter sa contribution, en fonction de sa "spécificité".
 

ADI/PON