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"La question de l’APS sera examinée de près", assure Macky Sall

Dakar, 1er mai (APS) - La situation de l’Agence de presse sénégalaise (APS), confrontée à une crise structurelle depuis plusieurs années, "sera examinée de près" par le gouvernement, a assuré mardi à Dakar le président de la République Macky Sall.

L’APS, "effectivement, mérite d’être soutenue. On va aussi examiner de près" sa situation, a déclaré le chef de l’Etat, interpellé à ce sujet par le secrétaire général du Syndicat des professionnels de l’Information et de communication du Sénégal (SYNPICS), Ibrahima Khaliloulah Ndiaye, à l’occasion de la cérémonie officielle de remise des cahiers de doléances des centrales syndicales.
 
Le président Sall avait déjà demandé au gouvernement, il y a de cela quelques mois, d’’accélérer le processus de modernisation’’ de l’APS, considérée comme un des fleurons des médias publics au Sénégal.
 
L’APS, créée depuis 1959 par Mamadou Dia, alors président du Conseil du gouvernement sénégalais, est également présentée comme la doyenne des agences de presse publiques francophones africaines.
 
Elle se trouve confrontée depuis quelques années à des difficultés structurelles qui ont amené sa section SYNPICS d’entamer en janvier dernier des actions de revendications pour la revalorisation de sa situation.
 
Dans ce contexte, Macky Sall avait donné en janvier dernier des instructions pour "l’accélération du processus de modernisation" de la seule agence publique de presse publique du Sénégal.
 
Le Chef de l’Etat a été sensibilisé sur l’état d’avancement de la restructuration de l’APS, processus qui a nécessité la mise en place d’un sous-comité interministériel, à l’initiative de la Direction du secteur Parapublic du ministère de l’Economie, des Finances et du Plan, compte tenu des "lenteurs" notées par la section SYNPICS dans l’exécution des directives présidentielles.
 
En décembre 2016, le président du Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA), Babacar Touré, déclarait pour sa part que l’APS "doit être dotée de façon à s’imposer sur le plan national mais surtout régional africaine, voir international".
 
"Cela est possible, cela est faisable", ajoutait l’ancien président directeur général (PDG) de Sud Quotidien, un pionnier de la presse privée sénégalaise, dans son discours de présentation du rapport annuel 2015 du CNRA au président de la République.
 
Le ministre de la Communication, des Télécommunications, des Postes et de l’Economie numérique, Abdoulaye Bibi Baldé a de son côté réaffirmé vendredi dernier la volonté du chef de l’Etat de "moderniser et de changer le statut" de l’APS, afin qu’elle puisse mieux mener sa mission de service public.
 
"L’Agence de presse sénégalaise sera modernisée, elle aura un plan stratégique de développement et un nouveau statut. L’Agence va signer un contrat de performance avec le ministère de l’Economie, des Finances et du Plan", a indiqué M. Baldé.
 
Le secrétaire général national du SYNPICS Ibrahima Khaliloulah Ndiaye, revenant sur cette situation lors de la remise des cahiers de doléances des travailleurs au président de la République, a insisté sur le fait qu’à ce jour, "aucun acte administratif, aucun arrêté n’ont été jusque-là pris par la tutelle technique pour coordonner les efforts internes" visant à sortir l’Agence de "sa situation actuelle en entamant les changements structurels nécessaires".
 
Macky Sall a par ailleurs promis, au cours de cette rencontre avec le monde syndical, un "règlement définitif" du conflit entre les organisations de presse et l’Etat concernant la situation de la Maison de la presse. 
 
Il assure que le gouvernement "va regarder de plus près ce qui s’y passe, on va trouver une formule. Il n y a pas de raison que le contentieux perdure alors que l’infrastructure est sur place. Je demande au Premier ministre de voir la question avec la tutelle", a-t-il conclu.
 

ABK/BK