A Thiès, l’impact de la covid-19 préoccupe les travailleurs
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SENEGAL-TRAVAIL-PANDEMIE

A Thiès, l’impact de la covid-19 préoccupe les travailleurs

Thiès, 1-er mai (APS) - L’impact de la pandémie de covid-19, aggravé par de nombreux problèmes sociaux dans les entreprises, est l’une des préoccupations majeures contenues dans une déclaration commune dans laquelle cinq centrales syndicales ont consigné leurs doléances remises, samedi, au gouverneur de Thiès.
 
Les cinq centrales, CSA, UDTS, CNTS, CNTS/FC, UNSAS, ont consigné dans une déclaration commune leurs doléances qu’elles ont remise au gouverneur de Thiès Mamadou Moustapha Ndao, à l’occasion de la fête internationale du travail.
 
‘’Les difficultés sont renforcées par le covid-19’’, a relevé Mamadou Sarr, président de la coalition des cinq centrales syndicales, après avoir soumis leurs griefs au gouverneur.
 
M. Sarr a évoqué la situation des travailleurs qui sont de manière générale ‘’mal employés’’ dans la région, avec beaucoup de violations de leurs droits.
 
Les problèmes, a dit M. Sarr, touchent non seulement l’industrie extractive, le textile, les secteurs de l’enseignement, de la santé, des transports notamment les chemins de fer mais aussi la restauration et l’hôtellerie, qui sont les plus impactées par la crise sanitaire.
 
Les chemins de fer qui se retrouvent dans une situation ‘’hybride’’, où malgré la création de la Société nationale des chemins de fer (SNCF) censée remplacer Dakar-Bamako ferroviaire (DBF), les travailleurs ne sont pas édifiés sur leur réel interlocuteur, pour la résolution de leurs problèmes, a-t-il dit.
 
Les cheminots sont confrontés à des retards de salaires ou de paiement des indemnités de départ à la retraite, a noté M. Sarr, par ailleurs secrétaire général du Syndicat ferroviaire indépendant et démocratique du Sénégal (SFIDS).
 
Dans l’industrie extractive, les cas de non-respect du code minier sont récurrents, a laissé entendre le syndicaliste. 
 
Les responsables syndicaux déplorent aussi la situation de l’université de Thiès, appelant à un ‘’équilibre’’ des personnels des établissements d’enseignement supérieur.
 
La situation de la Nouvelle société textile sénégalaise (NSTS) a aussi retenu l’attention des centrales syndicales. M. Sarr regrette que l’entreprise ne compte qu’une centaine d’employés, pour une usine qui peut faire travailler ‘’mille’’ personnes.
 
Dans les structures de santé, les retards de remboursement par l’Etat des prestations fournies via les mutuelles ou le plan Sésame, sont aussi pointés du doigt. 
 
Les syndicats souhaitent un relèvement du plateau technique des structures sanitaires pour une meilleure qualité de service et de meilleures condition de travail pour les agents.
 
Dans le secteur des BTP, l’affaire Twyford est suivie de près par l’UDTS, suite à l’arrestation de 25 travailleurs qui ont manifesté pour contester le refus de la direction de l’usine chinoise de fabrication de carreaux basée à Sindia, de renouveler les contrats des leaders du leur mouvement de grève, au moment où celle-ci allait connaître son épilogue.
 
Quant au secteur de l’hôtellerie et de la restauration, qui est le plus touché par les mesures d’endiguement de la pandémie, il peine à se relever, même après la reprise des activités.
 
Pour M. Sarr, une bonne partie de ces questions peuvent être traitées dans la région par le gouverneur en rapport avec les services techniques.
 
En recevant les travailleurs, Mamadou Moustapha Ndao a promis d’étudier avec les services déconcentrés les problèmes relevant du ressort de la région et transmettra les autres à la hiérarchie.
 
 Il a loué la démarche de dialogue social des syndicalistes, qu’il appelle à pérenniser, au détriment de la grève.

ADI/ASG