Vers le relèvement des plateaux techniques de cinq régions
APS
SENEGAL-SANTE

Vers le relèvement des plateaux techniques de cinq régions

+++De l’envoyé spécial de l’APS : Abdoulaye Iba Faye+++

Kolda, 14 juil (APS) – Au total, cinq régions du Sénégal bénéficieront d’un programme d’amélioration de leur offre de services médicaux dans le cadre de la mise en œuvre d’un projet canadien d’amélioration de la santé et du bien-être des femmes et des adolescentes du sud et de l’est du pays, a appris l’APS.
 
‘’Avec le projet canadien, il y aura un investissement pour acheter des équipements sanitaires et roulants afin d’améliorer l’offre de services et la création de la demande qui fait défaut et qui explique pourquoi les populations n’utilisent pas les services de santé’’, a notamment assuré Cécile Compaoré Zoungrana représentante résidente de l’UNFPA au Sénégal. 
 
La responsable du Fonds des Nations-Unies pour la population s’adressait vendredi à des journalistes à l’issue du lancement à Kolda (sud) de ce projet financé à hauteur de 8, 5 milliards de francs par le gouvernement canadien. 
 
‘’Ce projet vise à améliorer la santé sexuelle et reproductive de plus de 650.000 femmes âgées de 15 à 49 ans, dont 320.000 adolescentes de 15 et 24 ans qui vivent dans les régions de Kolda, Ziguinchor, Sédhiou, Kédougou et Tambacounda’’ a-t-elle précisé. 
 
‘’Nous avons bon espoir qu’avec tout l’engagement au niveau communautaire et au niveau politique, nous allons atteindre nos objectifs’’ a ainsi souligné la représentante résidente de l’UNFPA. 
 
A l’en croire les données, de l’Enquête démographique et de santé (EDS-continu) montrent que les indicateurs en terme santé dans ces régions figurent parmi les plus faibles au monde. 
 
Ainsi, dans la région sud du Sénégal, les besoins non satisfaits (BNS) en planification familiale sont de l’ordre de 25% contre 21% au niveau national et il en est de même s’agissant des mutilations génitales féminines, rappelle Mme Zoungrana qui cite le même rapport. 
 
‘’Au niveau de la région de Kolda, parmi les jeunes filles âgées de moins de 15 ans, le taux (45%) se situe nettement au-dessus de la moyenne nationale qui est de 14%’’ a-t-elle regretté en estimant que les indicateurs socio-économiques, sanitaires étaient ‘’vraiment très bas comparés à la moyenne nationale’’. 
 
Selon les initiateurs du projet, cette situation résulte entre autres de la persistance dans cette zone du phénomène des violences basées sur le genre, des grossesses et mariages précoces.
 


LTF/AKS