VIH et enfants : l’hôpital de la paix mise sur le dépistage familial (médecin)
APS
SENEGAL-SANTE

VIH et enfants : l’hôpital de la paix mise sur le dépistage familial (médecin)

De l’envoyé spécial de l’APS, Abdoulaye Iba Faye

Ziguinchor, 5 déc (APS) – L’unité de pédiatrie de l’hôpital de la Paix de Ziguinchor a recours au dépistage familial du VIH comme stratégie pour éviter que les enfants subissent le test tardivement, a indiqué vendredi le docteur Assane Dramé, pédiatre et spécialiste en santé publique.
 
‘’Il y a des difficultés dans le dépistage des enfants et cette stratégie de dépistage familial nous permet d’aller chercher les enfants des personnes vivant avec le VIH (PVVIH) chez elles pour leur proposer un dépistage. Et si le résultat est positif, ils sont pris en charge et mis sous traitement’’, a-t-il expliqué.
 
Le docteur Dramé a fait cette révélation en recevant des membres de l’Association des journalistes en santé, population et développement (AJSPD), en mission dans la région sud du Sénégal pour documenter les bonnes pratiques sur le sida.

Organisée en collaboration avec le Conseil national de lutte contre de le sida (CNLS), cette caravane vise à contribuer au renforcement de l’information et de la communication sur le sida au Sénégal, surtout dans cette zone où la prévalence est jugée très élevée.
 
D’après l’adjoint au chef de l’unité pédiatrique de l’hôpital de la Paix, le dépistage du VIH chez les enfants doit se faire beaucoup plus tôt, sans attendre l’apparition des signes.
 
‘’C’est un peu difficile, parce que chez les enfants, il y a des signes d’appel, et parmi ces signes, il y a la malnutrition. Et, à chaque fois que vous avez devant nous un enfant présentant une malnutrition aigüe sévère, il faut penser au dépistage du VIH’’, a conseillé le médecin.
 
D’après lui, cette pratique est devenue une routine à la pédiatrie de l’hôpital de la Paix et l’on s’efforce autant que faire se peut d’éviter que beaucoup d’enfants qui devraient être dépistés, soient perdus de vue. 
 
L’objectif, souligne le docteur Assane Dramé, c’est d’avoir zéro enfant infecté, c’est-à-dire avoir des enfants qui naissent sans infection rétrovirale. ‘’Cela, on ne peut l’avoir si la communication ne passe pas à tous les niveaux’’, a-t-il fait remarquer.
 
En outre, il a assuré que la prise en charge se fait d’une manière satisfaisante dans son unité de pédiatrie qui a débuté la prise en charge du VIH chez les enfants en 2015. ‘’Nous en sommes à 16 cas dépistés positifs et pris en charge’’, a précisé le pédiatre. 
 
‘’Parmi ces 16 cas, nous avons 10 qui sont dans la file active, c’est-à-dire les enfants qui viennent régulièrement honorer leur rendez-vous’’, a expliqué M. Dramé, indiquant que dans cette file active, un seul cas de décès est relevé, ainsi que quatre perdus de vue.

LTF/ASG