Vers la validation du plan des interventions d’urgence de santé publique de l’AIBD
APS
SENEGAL-SANTE-TRANSPORTS

Vers la validation du plan des interventions d’urgence de santé publique de l’AIBD

Diass (Mbour), 5 mars (APS) – Un plan des interventions d’urgence de santé publique (PIUSP) qui entre dans le cadre du processus de mise aux normes de gestion aéroportuaire est en cours de validation à l’aéroport international Blaise Diagne de Diass (AIBD), a appris l’APS.
 
 
Les acteurs aéroportuaires et sanitaires impliqués dans la gestion de l’aéroport international Blaise Diagne de Diass (AIBD) travaillent actuellement à la validation du PIUSP dont l’élaboration a démarré en 2017.

La validation d’un tel plan s’explique par le fait qu’une grande variété d’évènements de santé de différents niveaux de gravité peuvent se produire au cours d’un transport aérien et que certains d’entre eux peuvent nécessiter des actions ou des réponses urgentes, a expliqué, lundi, le docteur Barnabé Gning, médecin-chef du contrôle sanitaire aérien de l’AIBD.

"Ce plan est annexé au plan d’urgence global de l’AIBD, dont la portée c’est, d’une part, d’identifier les types d’urgences en santé publique qui peuvent survenir dans un aéroport et, d’autre part, de prévoir les mécanismes de coordination, la mobilisation des ressources nécessaires à la prise en charge d’une urgence de santé publique qui se déclarerait à l’aéroport ou dans le transport aérien, de façon globale", a soutenu Dr Barnabé Gning.

Des membres du comité d’élaboration du PIUSP ont, au cours d’un atelier de validation, tenu ce jour à Diass, ont laissé entendre que’"avec l’accroissement du transport mondial de voyageurs et de fret, le potentiel de propagation de maladies transmissibles ou d’exposition à d’autres agents susceptibles d’impacter la santé publique, a sensiblement augmenté".

Ils soutiennent, dans un document dont l’APS a obtenu copie, que "la nature du transport aérien crée des conditions particulières qui rendent difficile l’évaluation du risque dans le processus de prise de décision par l’autorité compétente", notamment par rapport aux itinéraires, à l’environnement au départ (embarquement) et à l’arrivée (débarquement), aux conditions de vol, au volume de passagers, etc.

"L’élaboration de ce plan relève essentiellement des normes de gestion aéroportuaire et de santé publique, stipulées respectivement par l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI et l’Organisation mondiale de la santé (OMS)", a expliqué Dr Gning qui a salué le soutien technique et financier de l’Organisation mondiale des migrants (OIM) et du "Center of Diseases contrôle and prevention" (CDC/Atlanta), en partenariat avec le ministère sénégalais de la Santé et de l’Action sociale.

Pour le médecin-chef du contrôle sanitaire aérien de l’AIBD, la plateforme aérienne regroupe plusieurs entités dont chacune est compétente dans un domaine technique donné, mais qui œuvrent pour les mêmes objectifs, à savoir disposer d’une structure fonctionnelle où les voyageurs pourront aller et venir dans les conditions de confort et de sécurité les plus complètes possibles.

"Vu nos différences de profils techniques, il est important que nous sachions coordonner nos actions, nos interventions. Pour améliorer nos chances de réussite de cette coordination, il faut qu’à la base, nous puissions communiquer à tout moment", a estimé Dr Barnabé Gning.

Qui a estimé que "la démarche de référence dans leur travail à l’aéroport repose sur le triptyque Communication, collaboration et coordination".


ADE/PON