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MONDE-SANTE

Un "sommet de haut niveau" sur la planification familiale s’ouvre mardi à Londres


Dakar, 7 juil (APS) - Un "sommet de haut niveau" va se tenir à partir de mardi prochain, à Londres, à l’initiative de plusieurs organisations internationales, pour discuter de l’accès des jeunes aux services de santé de la reproduction et du financement de la planification familiale, a-t-on appris vendredi auprès des organisateurs.

L’organisation "Family Planning Twenty-Twenty (FP2020) est le principal organisateur du sommet de trois jours sur la planification familiale, qui sera "un moment important pour les acteurs et la communauté internationale, qui, depuis quelques années, a fait de cette question une priorité".

 
Il sera aussi question de l’implication du secteur privé dans la planification familiale, a dit à l’APS la coordonnatrice de l’organe chargé du Partenariat de Ouagadougou (PO), Fatimata Sy.
 
Le PO a été lancé lors de la conférence régionale sur la population, le développement et la planification familiale, à Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso, en février 2011.
 
C’est une initiative de neuf pays francophones d’Afrique de l’Ouest et de leurs partenaires techniques et financiers.
 
Le but du Partenariat de Ouagadougou est d’"accélérer les progrès dans l’utilisation des services de planification familiale au Bénin, au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, en Guinée, au Mali, en Mauritanie, au Niger, au Sénégal et au Togo".
 
A Londres, le PO prendra part "activement" aux sessions et panels du sommet, selon Fatimata Sy. 
 
"Les acteurs impliqués vont discuter de cinq thèmes majeurs, dont l’accès des jeunes aux services de santé de la reproduction et de la planification familiale", a-t-elle dit dans un entretien avec l’APS en prélude au sommet.
 
La participation à ce sommet "est fondamentale pour les neuf pays du Partenariat de Ouagadougou, où 50% de la population est jeune", a souligné Mme Sy.

"De très bons plans d’action"
 
Le financement de la planification familiale, l’un des sujets thèmes du sommet, est important pour les pays du PO, qui ont de "très bons plans d’action" et "une volonté manifeste" de mieux faire dans ce domaine, selon Fatimata Sy.
 
Le financement de la planification familiale est "important" parce que les pays du Partenariat de Ouagadougou sont dans "une phase d’accélération", a-t-elle souligné, relevant que sans des financements suffisants, "il n’est pas possible de parler d’accélération" des politiques de contraception.
 
Le sommet de Londres sera l’occasion de parler des "financements domestiques" et de la "pérennisation des acquis", dans un contexte marqué par la dépendance de certains pays de l’aide extérieure, en matière de planification, selon Mme Sy.
 
Il sera aussi question de "l’élargissement de la gamme des produits" de planification familiale, a-t-elle précisé, rappelant qu’"il y a eu récemment l’introduction de la méthode Sayana Press, qui pourrait révolutionner la contraception et contribuer à l’autonomisation des femmes".
 
"Autour de cette question de l’élargissement des produits contraceptifs, en vue de la diversification de l’offre, il ya des questions de politique et de financement qu’il faut aborder. Il faut un choix volontaire et éclairé de la femme pour disposer de la méthode qu’elle veut prendre", a expliqué la coordonnatrice du PO.
 
Pour faciliter l’"autonomisation des femmes", le Partenariat de Ouagadougou a élaboré un projet régional dédié aux pays du Sahel, sur cette question, selon Mme Sy.
 
L’implication du secteur privé dans les politiques de santé en général, et de planification familiale en particulier, sera abordée au sommet de Londres, a-t-elle ajouté.

ADL/ESF