Contre la lèpre chez l’enfant, un responsable recommande ’’une bonne campagne de sensibilisation’’
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Contre la lèpre chez l’enfant, un responsable recommande ’’une bonne campagne de sensibilisation’’

Thiès, 25 jan (APS) - Le chef du service régional de l’Action sociale à Thiès, Micka Diaw, a souligné mercredi la nécessité d’une bonne campagne de sensibilisation pour mettre fin à la progression de la lèpre chez les enfants qui représentent selon lui 20% des 250 cas dépistés annuellement au Sénégal.
 
Des actions conduites suivant des stratégies bien étudiées sont nécessaires pour arriver à cet objectif, a-t-il indiqué lors d’un atelier de renforcement de capacité des acteurs engagés dans la lutte contre la lèpre, tenu dans la capitale du rail.
 
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la célébration de la 64e édition de la Journée mondiale de lutte contre la lèpre (JML), prévue dimanche sur le thème "Lèpre et handicap : zéro infirmité chez les filles et garçons". 
 
Micka Diaw a toutefois relevé les efforts des pouvoirs publics dans la lutte contre la lèpre, lesquels ont permis au pays de passer de 100.000 cas vers les années 1976 à 250 cas en 2016.
 
"Il faut d’avantage accentuer la lutte en menant des actions de prévention et de dépistage systématique, pour également suivre de prés les nombreux cas de personnes porteuses du virus et dissimulées un peu partout dans le pays", a-t-il dit.
 
Selon le chef du service régional de l’Action sociale, la lèpre se soigne gratuitement et se guérit, mais filles et garçons doivent être davantage protégés, car étant des cibles vulnérables à cette maladie.
 
Mahamad Cissé, responsable de l’antenne sénégalaise de l’Association allemande d’aide aux lépreux (DAHW), s’est lui inquiété des nouveaux cas de lèpre enregistrés, étant donné que cette maladie "avait presque disparu" au Sénégal.
 
Avec le soutien des pouvoirs publics, les communautés et les cellules de santé communautaires "doivent travailler en étroite coordination, afin de combattre la lèpre pour son éradication, voire même son élimination totale, grâce à des actions de sensibilisation pour des changements de 
comportement", a-t-il préconisé.
 
M. Cissé affirme par ailleurs que les villages de recasement n’abritent actuellement que des lépreux guéris, d’où selon lui la nécessité de déclassifier ces villages, pour "une réelle intégration de ces communautés’’ dans le sens d’une "véritable inclusion sociale des personnes guéries".
 
BD/BK