Eradication du Sida à l’horizon 2030 : le compte à rebours lancé
APS
SENEGAL-SANTE

Eradication du Sida à l’horizon 2030 : le compte à rebours lancé

Dakar, 29 nov (APS) - Le docteur Cheikh Tidiane Ndour, chef de la division lutte contre le Sida (DLSI) au ministère de la Santé, a procédé au lancement du compte à rebours en vue de l’éradication du Sida à l’horizon 2030.

"Nous avons décidé d’affirmer notre mobilisation de chaque instant dans cette phase de la lutte en enclenchant symboliquement le compte à rebours nous conduisant vers la fin de l’épidémie" vers 2030, a déclaré M. Ndour.
 
Il intervenait au cours d’une cérémonie officielle organisée par le Conseil national de lutte contre le sida (CNLS), dans le cadre de la Journée mondiale de lutte contre cette maladie.
 
Selon le chef de de la DLSI, cette journée symbolique portant sur le thème "Droit à la santé", est une occasion pour renforcer le plaidoyer et la mobilisation sociale autour de la problématique de la lutte contre le VIH/Sida.
 
S’exprimant au nom du ministre de la Santé et de l’Action sociale, il a relevé les "progrès remarquables" accomplis par le Sénégal pour le rendez-vous de 2020, dans un contexte de passage à l’échelle de la stratégie "Tester, traiter et retenir" (TATARSEN) au niveau de 10 régions du pays.
 
Une stratégie qui, selon lui, s’articule autour de l’augmentation de la couverture en traitement antirétroviral, mais aussi du taux d’accès à la charge virale comme outil de monitoring sur l’étendue du territoire national.
 
Sans mise en œuvre effective du droit à la santé, "le monde n’atteindra pas les Objectifs de développement durable", notamment celui visant la fin du Sida d’ici 2030, estime le directeur pays de l’ONUSIDA au Sénégal, Demba Koné.
 
"En Afrique, 2 personnes sur 3 n’ont pas accès au traitement" contre le Sida, a-t-il déploré, ajoutant : "Nous ne devons pas avoir une approche à 2 vitesses pour mettre fin à l’épidémie de Sida, parce que malgré tous les succès, le Sida n’est pas encore terminé".
 
Le président du Réseau national des personnes vivant avec le VIH (RNP+), Ciré Lô, a loué l’engagement des personnes vivant avec le Sida qui se sont selon lui engagées à soutenir l’action de riposte nationale, riposte qui a-t-il dit "peut être meilleur avec la disponibilité et l’accessibilité de la charge virale".
 
D’après la directrice exécutive de l’Alliance nationale pour la santé des communautés (ANCS), Magatte Mbodj, l’Afrique de l’Ouest et du Centre se trouve davantage con concerné ’’depuis quelques temps’’, compte tenu du retard enregistré par cette zone en matière de dépistage et de mise sous ARV des patients (adultes et enfants).
 
S’y ajoute "le retard d’élimination de la transmission du VIH de la mère à l’enfant’’, ainsi que l’accès "difficile aux soins pour les personnes vulnérables et populations clés", a-t-elle dit.
 
Elle a annoncé l’élaboration d’un ‘’plan de rattrapage’’ déjà adopté en vue de soutenir les stratégies nationales en accélérant la résolution des facteurs de blocage, dans le but de "sauver des vies et réduire de nouvelles infections de façon importante’’.
 
La secrétaire exécutive du CNLS, Safiatou Thiam, a souligné une bonne utilisation du temps restant d’ici 2030, de manière à "renforcer notre mobilisation, accentuer notre partenariat, mais aussi et surtout accélérer la mise en place d’un environnement favorable à cette riposte".
 
 

LTF/BK/ASG