Elimination du paludisme : un expert sénégalais sur des diagnostics de qualité
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Elimination du paludisme : un expert sénégalais sur des diagnostics de qualité

Dakar, 1er déc (APS) - Le responsable du Laboratoire de parasitologie et mycologie de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), le professeur Daouda Ndiaye, a souligné, vendredi, l’importance de diagnostics fiables et de qualité pour arriver à une meilleure prise en charge du paludisme et son éradiication à terme.
 
"Un diagnostic de qualité permet d’avoir une meilleure prise en charge (de la maladie), mais aussi de confirmer ou infirmer la présence (...) de cas de paludisme pour aller vers son élimination", a-t-il déclaré lors de la clôture du 5e Cours international OMS d’accréditation des microscopistes du paludisme (ECAMM).
 
Initié en 2009 par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), ce cours se tient à Dakar depuis avril 2016, sous la direction du professeur Ndiaye, dans le but de s’assurer de la disponibilité de diagnostics de qualité ne pouvant se faire qu’à travers des experts certifiés.
 
La 5e édition s’est tenue à Dakar du 27 novembre au 1er décembre, avec la participation de 10 candidats de l’Algérie, du Cameroun, de la République démocratique du Congo RDC), de Sao Tomé. Ils étaient encadrés par des professeurs venus du Mali et de la Guinée Equatoriale.
 
Selon le spécialiste sénégalais, l’éradication du paludisme "ne peut se faire qu’à travers un système de qualité" permettant de diagnostiquer les cas de paludisme, étant entendu que tout traitement se fait "sur la base d’un diagnostic de confirmation, que ça soit avec la microscopie ou les Tests de diagnostic rapide (TDR)".
 
Au niveau des structures sanitaires, "la microscopie reste l’outil de référence et tout patient malade du paludisme qui ne bénéficie pas d’un diagnostic correct et efficace ne peut être traité de manière adéquate en vue de guérir de cette maladie’’, a expliqué le responsable du laboratoire de parasitologie et mycologie de l’UCAD, 
 
L’OMS, ayant compris cela, a préconisé à partir de 2009 "la mise en place d’un renforcement de compétence et d’expertise pour ceux qui sont en charge le diagnostic du paludisme dans les structures sanitaires pour l’ensemble des pays africains où le paludisme est endémique", a-t-il dit. 
 
"Nous avons veillé, en tant que directeur de ce cours, à son bon déroulement, à savoir si les participants sont bien évalués et leur compétence renforcée’’, a indiqué l’expert sénégalais.
 
Le professeur Daouda Ndiaye, inventeur d’un test de diagnostic du paludisme appelé "Illumigène Malaria", a ajouté s’être aussi assuré que les formateurs ont suivi "les normes édictées" pour ce cours qui s’est selon lui déroulé selon les règles édictées par l’OMS.
 
Il a respecté "toutes les procédures" de l’Organisation mondiale de la santé, "aussi bien sur le plan de la formation théorique que sur le plan de l’évaluation", a-t-il insisté, avant de réitéré l’engagement de l’OMS à accompagner les pays endémiques pour aller vers l’élimination du paludisme.
 
Le chef du Laboratoire de parasitologie et mycologie de l’UCAD a demandé aux récipiendaires de persévérer de manière à pouvoir appliquer ce système dans leur pays respectif, estimant que ce cours est en phase avec les stratégies de contrôle et de lutte contre le paludisme.
 
Le professeur Amadou Diouf, doyen de la Faculté de médecine, de pharmacie et d’odontologie (FMPO) de l’UCAD, qui a présidé la clôture de la 5e édition de ce cours, a lui aussi insisté sur des diagnostics "sans faille pour éviter toute confusion d’interprétation".
 


LTF/BK