Pr Seydi :
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SENEGAL-SANTE

Pr Seydi : "La prise en charge du Covid-19 va au-delà de la chloroquine’’

Dakar, 3 avr (APS) – La prise en charge des malades du Covid-19 va au-delà du traitement spécifique de la chloroquine qui donne certes ‘’des résultats encourageant’’, mais ne saurait suffire si on ne lui associe pas les autres aspects thérapeutiques, a affirmé le chef du service des maladies infectieuses de l’hôpital Fann, Pr Moussa Seydi.
 
‘’La prise en charge, c’est un package mais pas seulement un traitement spécifique‘’, a précisé le Pr Seydi dans une communication faite jeudi lors du point mensuel sur le Covid-19.

Certes, le traitement antiviral permet de raccourcir la durée d’hospitalisation et de guérir plus vite le malade, mais il se révélerait insuffisant si on ne lui associe pas les autres aspects thérapeutiques et le traitement symptomatique.

Pour le Pr Seydi, ‘’même le traitement de réanimation tel que l’utilisation du respirateur fait partie du traitement symptomatique’’.

‘’Nous devons en même temps traiter les comorbidités puisque nous avons beaucoup de patients qui nous viennent avec d’autres pathologies telles que le diabète, l’hypertension artérielle, l’insuffisance rénale et l’hyperthyroïdie’’, a-t-il expliqué.

Il s’agit également, a-t –il souligné, de prévenir les complications telles que les surinfections et la maladie thrombotique qui peut tuer le malade.

Il a insisté sur le fait que les résultats enregistrés par l’utilisation de la chloroquine ne doivent pas pousser à l’automédication qui reste dangereuse. 

‘’C’est pour éviter d’avoir des effets secondaires inconnus gravissimes peut être que nous avons commencé le traitement de nos patients avec uniquement de l’hydroxychloroquine bien qu’il soit connu que son association avec une autre molécule appelé azytromycine soit plus efficace’’, a souligné le médecin.

‘’Après avoir traité un certain nombre de patients, nous n’avons pas noté d’effets secondaires et nous avons le droit de passer à la deuxième étape’’, a indiqué le Pr Seydi.

Il annonce que dans les jours à venir, le service des maladies infectieuses va associer l’azytromycine au traitement de ses patients pour avoir de ‘’meilleurs résultats’’.

Dans sa communication, il a également souligné que ‘’le combat ce n’est pas le combat de la prise en charge mais de la prévention’’. Il précise que ‘’la prévention passe par le respect des mesures qui ont été proposées par le ministère de la Santé et de l’Action sociale’’, remerciant la presse pour son implication dans ce combat.

A ce jour, 195 cas ont été confirmés au Sénégal, dont 55 cas sont guéris et 138 encore sous traitement.
 

ADL/ASG