Plaidoyer pour la promotion de l’approche
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SENEGAL-SANTE

Plaidoyer pour la promotion de l’approche "Une seule santé"

Dakar, 3 nov (APS) - Le président de l’Ordre des docteurs vétérinaires du Sénégal, Imam Thiam, a souligné vendredi à Dakar la nécessité de promouvoir l’approche "Une seule Santé’’ sur les plans institutionnel et opérationnel, en vue d’apporter "une réplique appropriée" aux agents pathogènes. 
 
"Nous professionnels de terrain, des laboratoires, des instituts de recherche, de formation et d’enseignement, devrons prendre part à ce grand projet de la santé’’, à savoir l’initiative "One Health" ("Une seule santé"), a-t-il déclaré.
 
Le docteur Thiam intervenait lors de la cérémonie officielle de commémoration de la Journée mondiale dédiée au concept "One health", un mouvement créé au début des années 20001 et dont l’ambition est de promouvoir "une approche intégrée, systémique et unifiée de la santé publique, animale et environnementale aux échelles locales, nationales et planétaires". 
 
Les promoteurs de ce concept comptent par cette stratégie mieux affronter les maladies émergentes à risque pandémique, en accordant une place majeure aux vétérinaires et propriétaires ou gestionnaires d’animaux ainsi qu’aux personnes en contact régulier avec la faune domestiques, sauvage et l’environnement.
 
L’objectif de cette Journée mondiale est de "sensibiliser le public et les professionnels sur cette approche par le biais de la collaboration entre les différentes disciplines de la santé humaine, de la santé animale et de la santé environnementale", a souligné le président de l’Ordre des docteurs vétérinaires du Sénégal.
 
Imam Thiam a souligné la nécessité pour les acteurs de travailler "en synergie, dans la prévention, la détection et le contrôle de tout ce qui menace la santé de l’homme, de l’animal et leur environnement". 
 
Selon lui, la Journée mondiale dédiée à l’initiative "Une seule santé" constitue "un temps fort pour organiser une coalition mondiale" visant à "maitriser les pathogènes qui nous entourent".
 
"Le temps du cloisonnement institutionnel et professionnel est révolu, puisque les pathogènes contre lesquels nous faisons face au quotidien, travaillent déjà en synergie (...)’’, a-t-il fait valoir.
 
"Nous devons alors apporter une réplique appropriée par une collaboration symbiotique de l’ensemble des acteurs désignés", a indiqué le docteur Thiam. 
 
A ses yeux, le concept "Une seule santé", désormais adopté par la communauté internationale et les trois organisations des Nations unies’ que sont l’OMS (santé), la FAO (agriculture et alimentation) et l’OIE, doit toutefois se trouver "des moyens de pérennisation et des instruments de diffusion auprès des populations". 
 
A l’en croire, la sensibilisation et l’éducation constituent "des armes de propagation massive du concept +Une seule santé+ pour un comportement responsable dans nos activités au quotidien".
 
"Nous avons tous un rôle à jouer dans la lutte contre les maladies à transmission", a-t-il conclu, soulignant que les universitaires par exemple, doivent arriver à concevoir des outils de communication et des modules de formation adaptés au concept ’’Une seule santé’’.
 


ACD/BK