Lutte contre les épidémies : plaidoyer pour la mise en place d’équipes régionales d’intervention rapide
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Lutte contre les épidémies : plaidoyer pour la mise en place d’équipes régionales d’intervention rapide

Dakar, 16 octobre (APS) – La responsable de la prévention et de la réponse aux épidémies et urgences de l’Organisation ouest-africaine de la santé (OOAS), Dr Félicité Chokki-Laleye, a insisté lundi à Dakar sur la nécessité pour les Etats de l’Afrique de l’Ouest de mettre en place des équipes régionales d’intervention rapide pour faire face aux épidémies.
 
Pour lutter contre les "maladies à potentiel épidémique et la récurrence des épidémies auxquelles fait face la communauté ouest-africaine, il est important que ces pays soient ensemble, qu’il y ait des équipes régionales d’intervention rapide", a-t-elle soutenu.
 
De ce fait, "au cas où un pays concerné serait dépassé, qu’il puisse faire appel aux autres, a-t-elle encouragé, estimant que "lors d’une épidémie, c’est très difficile pour un pays à lui seul de pouvoir en venir à bout pour contrer l’épidémie".
 
Dr Félicité Chokki-Laleye s’exprimait lors d’un atelier portant sur la présentation du projet régional pour le Renforcement des systèmes de surveillance des maladies (REDISSE).
 
La responsable de la prévention et de la réponse aux épidémies et urgences de l’Organisation ouest-africaine de la santé (OOAS) a rappelé l’épisode récent de la maladie à virus Ebola. D’après elle, cette épidémie a montré l’impérieuse nécessité de renforcer les systèmes nationaux de surveillance des maladies et de la collaboration entre les pays en vue d’une détection précoce des épidémies et d’une riposte rapide afin de minimiser les pertes en vie humaine et les coûts.
 
Le programme REDISSE est une série de projets qui appuient plusieurs pays membres de la CEDEAO et la Mauritanie en matière de respect de leurs obligations vis-à-vis du Règlement sanitaire international (RSI) et du code sanitaire pour les animaux, a-t-elle renseigné.
 
Il a été élaboré par la Banque Mondiale en collaboration avec d’autres institutions afin de prendre en compte l’interface homme-animal-environnement et assurer l’opérationnalisation de l’approche "une seule santé", ont fait savoir les organisateurs.
 
L’objectif est de permettre à ces Etats de faire face aux nouvelles épidémies et urgences sanitaires en remédiant aux faiblesses structurelles qui existent au sein des systèmes de santé animale et humaine, mais également en cas d’urgence éligible, fournir une réponse immédiate et efficace.
 
Selon les organisateurs, le programme REDISSE qui comporte trois phases, couvre la Guinée, la Sierre Léone, le Sénégal, le Togo, la Guinée-Bissau, le Nigéria, le Bénin, le Mali, le Niger, le Burkina Faso et la Mauritanie.

MK/ASB/ASG