Pour l’intégration de la drépanocytose dans l’agenda mondial de la santé
APS
AFRIQUE-MONDE-SANTE

Pour l’intégration de la drépanocytose dans l’agenda mondial de la santé

Dakar, 27 mars (APS) – Des représentants politiques, médicaux et scientifiques de 11 pays d’Afrique ont plaidé mardi à Paris pour une prise en compte de la drépanocytose dans l’agenda mondial de la santé.

Ils participaient à la première réunion de travail intitulée ‘’Initiative drépanocytose Afrique (IDA), rapporte un communiqué transmis à l’APS.
 
La rencontre tenue à l’initiative de la Fondation Pierre Fabre a regroupé des participants qui viennent Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Centrafrique, Kenya, Madagascar, Mali, Nigéria, République Démocratique du Congo, Sénégal et Togo.
 
Par ce plaidoyer, les représentants des onze pays ’’alertent les représentations internationales en Santé mondiale sur l’urgence d’agir en faveur des millions de malades drépanocytaires et de leurs familles’’.
 
’’Après avoir échangé sur les principales avancées et difficultés rencontrées dans la lutte contre la drépanocytose pays par pays, les participants souhaitent interpeller la communauté internationale sur les urgences liées à la maladie’’, indique la même source.
 
A Paris, ils ont mis l’accent sur ’’la promotion de la lutte contre la drépanocytose et l’inscription de son financement à l’agenda mondial de la santé’’. 
 
Les participants ont aussi insisté sur ’’la nécessité de mettre en place un dépistage néonatal ou précoce systématique dans des cadres légaux et nationaux et l’intégration du dépistage et de la prise en charge de la drépanocytose à tous les niveaux de la pyramide sanitaire’’.  
 
Ces experts ont aussi interpellé la communauté internationale sur le lancement d’une ‘’Initiative médicament’’ pour ’’développer l’accès équitable aux médicaments essentiels de prévention et de prise en charge des complications’’. 
 
Ils ont entre autre souligné l’urgence de la généralisation de la formation des professionnels de santé au diagnostic, à la prise en charge médicale et à l’accompagnement psycho-social. 
 
Selon le communiqué, ’’la coordination nationale, panafricaine et internationale des politiques et des plans stratégiques de lutte contre la drépanocytose a été aussi une des préoccupations de cette rencontre de Paris’’.
 
Le texte souligne que ’’malgré les efforts fournis par les autorités sanitaires sur le continent africain, cette affection, qui concerne 50 millions de personnes malades et cause plusieurs centaines de milliers de décès chaque année, demeure une maladie négligée’’. 
 
La drépanocytose est la maladie génétique la plus répandue au monde. Maladie de l’hémoglobine qui sert à transporter l’oxygène à travers le corps, elle se manifeste par une anémie, une sensibilité aux infections, des crises très douloureuses causées par une mauvaise circulation sanguine et par le manque d’oxygénation des tissus (surtout des os).
 
La maladie crée aussi des crises vaso-occlusives à l’origine de complications majeures comme les accidents vasculaires cérébraux, le syndrome thoracique aigu et l’ostéonécrose. 
 
La Fondation Pierre Fabre accompagne la mise en œuvre des politiques publiques dans la lutte contre la drépanocytose depuis plus d’une dizaine d’années, souligne t-on dans le communiqué.
 
SG/OID/AKS