Non-respect des droits des personnes vivant avec le VIH : une responsable rappelle les peines encourues
APS
SENEGAL-SANTE

Non-respect des droits des personnes vivant avec le VIH : une responsable rappelle les peines encourues

Louga, 20 avril (APS) - Khady Ba Diop, membre de l’Association des juristes sénégalaises (AJS), a déploré la stigmatisation dont sont victimes les personnes vivant avec le VIH/Sida, soulignant que des peines de six mois à 5 ans de prison sont encourues par tout citoyen poursuivi dans le cadre d’un recours contentieux par une personne séropositive.
 
Des amendes peuvent être aussi prononcées par le juge à l’encontre du citoyen mis en cause, sans compter d’éventuelles réparations sous forme de dommages et intérêts dont la somme sera fonction du préjudice subi, a-t-elle expliqué.
 
Mme Diop s’exprimait au cours d’un panel sur le thème du respect des droits humains, organisé par l’Alliance nationale des communautés pour la santé (ANCS).
 
Déplorant la stigmatisation dont sont victimes les personnes vivant avec le VIH/Sida, elle rappelle qu’en cas de non-respect des règles sur la confidentialité par un membre du personnel de santé par exemple, celui-ci peut être poursuivi.
 
La personne séropositive peut également saisir l’autorité ministérielle ou le procureur, a indiqué ce membre de l’Association des juristes sénégalaises, estimant que la stigmatisation aide à propager la maladie, car elle favorise le phénomène des perdus de vue, "fortement noté à Louga", selon Mme Diop.
 
L’expérience "démontre que les personnes stigmatisées n’hésitent pas à déménager carrément d’une ville à une autre et à se faire une autre vie en fondant une famille avec tous les risques encourus si la tentation de cacher leur statut les habite", a souligné Mme Bâ.
 
Au cours de cet atelier, Ousseynou Badio, assistant de programme à l’ANCS, a expliqué que le changement de nom de l’Alliance pour la lutte contre le Sida, avait été motivé par le souci de mener "une lutte généralisée".
 
"La lutte contre le Sida ne doit pas faiblir car le drame se propage toujours dans certaines catégories de populations comme les prostituées, les homosexuels et les drogués avec des taux de prévalence très élevés", a-t-il fait valoir.
 
 
 


AMD/BK