Personne n’a le droit de donner un médicament à un animal si ce n’est le spécialiste (professeur)
APS
SENEGAL-SANTE

Personne n’a le droit de donner un médicament à un animal si ce n’est le spécialiste (professeur)

Dakar, 6 mars (APS) - Le responsable du Laboratoire des Produits Vétérinaires à l’Ecole Inter-Etats des Sciences et Médecine Vétérinaires, Téko Agbo, a demandé, vendredi, aux vétérinaires de jouer leur rôle dans le traitement médical des animaux, soulignant que ‘’personne n’a le droit de donner un médicament à un animal si ce n’est le spécialiste en sciences et médecine vétérinaires’’.

Le Professeur à l’Ecole Inter-Etats des Sciences et Médecine Vétérinaire (EISMV) s’exprimait lors de la 23ème édition de la rentrée solennelle de cette école.

‘’A chaque fois qu’on contrôle les denrées alimentaires, on constate que la situation dans le continent africain est relativement alarmante à cause du traitement fait par des personnes qui ne maîtrisent la médecine vétérinaire’’, a-t-il dit.

Téko Agbo a présenté la leçon inaugurale de cette rentrée solennelle sur le thème : ‘’Résidus alimentaires d’origine animale en Afrique : Enjeux et défis pour la santé publique’’.

Le Professeur soutient que les œufs et les poulets de chair sont les denrées les plus touchées.

Selon lui, la croissance des volailles est estimée entre trois et quatre semaines. ‘’Les éleveurs donnent beaucoup de médicaments aux poulets pour qu’ils puissent grandir vite et être vendus’’, a-t-il expliqué.

Le Professeur Agbo a précisé lors de cette cérémonie, qui marque le démarrage des cours à l’EISMV, que le temps d’attente normale pour donner des médicaments varie entre cinq et cent jours.

‘’Mais, a-t-il précisé, c’est un manque à gagner pour les éleveurs qui ne peuvent pas attendre tout ce temps pour amener les poulets à l’abattoir’’.

Il appelle les éleveurs à laisser les vétérinaires traiter les animaux avec des médicaments de qualité.

De son côté, le Directeur Général de l’EISMV, le Professeur Yalace Kaboret, a soutenu qu’il faut sensibiliser les consommateurs, les politiques et les techniciens face à ce fléau.

‘’Notre santé est menacée par rapport à certaines productions animales causées par de mauvaises pratiques de l’élevage et de la médecine vétérinaire par des personnes qui ne sont pas des spécialistes’’, a-t-il déploré.

AT/MD