Maladies infectieuses : des chercheurs se mettent à la bio-informatique
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Maladies infectieuses : des chercheurs se mettent à la bio-informatique

Dakar, 17 mars (APS) – Une soixantaine de chercheurs sénégalais ont bouclé, vendredi, à Dakar, un cours de bio-informatique appliquée à la génétique, une première à l’Université Cheikh-Anta-Diop (UCAD) de Dakar. 

Cette formation de 5 jours va les aider à se préparer à la création de nouvelles techniques de diagnostic et d’outils de surveillance des pathologies infectieuses, selon l’auteur de l’initiative, le professeur de parasitologie Daouda Ndiaye.

M. Ndiaye est enseignant au service de parasitologie de l’UCAD et directeur du Centre africain d’excellence sur la génomique des maladies infectieuses (ACEGID).
 
La formation a permis aux chercheurs en médecine, pharmacie et biologie de mieux se familiariser avec la bio-informatique, a indiqué M. Ndiaye lors de la cérémonie de clôture du cours.
 
"L’objectif de ce cours était de former les bénéficiaires à l’utilisation des nouvelles techniques génétiques, au diagnostic des pathologies et à la surveillance de la chimiorésistance liée au paludisme et à d’autres maladies infectieuses", a-t-il expliqué.
 
Ce cours de bio-informatique, une première à l’UCAD, a été dispensé par des enseignants-chercheurs du Cameroun, du Nigeria, du Sénégal et de l’Université de Harvard (Etats-Unis), selon M. Ndiaye.
 
Il signale que "cette formation était aussi une occasion unique pour préparer des scientifiques africains à la création de nouvelles techniques de diagnostic et d’outils de surveillance des pathologies infectieuses".
 
Daouda Ndiaye estime que les bénéficiaires de cette formation disposent désormais d’"arguments scientifiques" leur permettant de soutenir le programme que le ministère sénégalais de la Santé a consacré à la lutte contre les maladies infectieuses.
 
Le professeur Amadou Diouf, doyen de la faculté de médecine, de pharmacie et d’odontologie de l’UCAD, a salué l’organisation de ce cours au profit d’enseignants-chercheurs sénégalais.
 
Il a par ailleurs invité les chercheurs bénéficiaires de la formation à beaucoup voyager pour parfaire leur formation. "Il faut regarder ailleurs qu’au Sénégal. Quand on sort, on apprend beaucoup de choses", leur a-t-il lancé.

SK/ESF/OID/ASG