Maladies chroniques : les populations invitées à plus de prévention
APS
SENEGAL-SANTE

Maladies chroniques : les populations invitées à plus de prévention

Dakar, 3 mars (APS) – Le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr a exhorté, samedi, à Dakar, les populations à promouvoir la "bonne prévention" pour lutter contre les maladies chroniques.
 
"La médecine curative est une chose, mais elle doit être soulagée par une très bonne prévention, parce qu’en matière de santé, la bonne prévention c’est informer, éduquer et surtout vulgariser’’, a-t-il dit.
 
Le ministre de la Santé s’exprimait lors du lancement de la campagne nationale de sensibilisation sur les maladies chroniques initiée par le Service national d’éducation et d’information pour la santé (SNEIPS). 
 
"Nous avons choisi Ngor pour lancer la grande caravane nationale de sensibilisation pour lutter contre les maladies non transmissibles, entre autres, pour promouvoir le bon comportement et favoriser la santé et la bonne santé des populations", a-t-il fait observer.
 
Entre autres facteurs favorisant les maladies chroniques, le ministre a cité l’obésité, le tabagisme, la sédentarité, la consommation d’aliments trop salé, trop sucré ou trop gras, ainsi que l’alcoolisme. Abdoulaye Diouf Sarr a rappelé que les maladies chroniques sont les premières causes de mortalité chez l’adulte. 
 
A ce propos, il a demandé à tous les acteurs communautaires de se mobiliser pour apporter le bon message, celui de la santé préventive (Prévenir plutôt que guérir, +Fagu bala ngay fadiou+ en wolof).
 
"Je lance ici à partir de Ngor la grande offensive nationale pour l’information, l’éducation et la sensibilisation des populations pour l’adoption de bonnes pratiques en matière de santé", a dit le ministre de la Santé et de l’Action sociale.
 
Parlant au nom des Partenaires techniques et financiers, le docteur Joseph Silva Barboza a rappelé que l’hypertension artérielle est l’une des premières causes de morbidité et de mortalité.
 
"On estime à environ 970 millions de personnes hypertendues et 19% des décès dans le monde sont liés à cette pathologie", a-t-il confié, soulignant qu’au Sénégal, l’hypertension constitue un des premiers motifs de consultation.
 
S’appuyant sur l’enquête STEPS, docteur Barboza a signalé que le taux de prévalence de l’hypertension artérielle est de 29,8% et que, parmi les personnes affectées, seules 46% connaissent leur statut tensionnel et 17% sont sous traitement.

LTF/ASB