Lutte contre le SIDA : Le 3ème
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SENEGAL-SANTE

Lutte contre le SIDA : Le 3ème "90" reste encore un défi (Enda Santé)

Mbour, 27 sept (APS) – Le Sénégal a enregistré des avancées dans les 3 objectifs "90-90-90" de lutte contre le Sida, des défis restant à être relever concernant le dernier, à savoir faire en sorte que 90% des personnes sous traitement aient un succès thérapeutique.

Les deux premiers objectifs visent à faire en sorte que 90% de la population connaissent leur statut sérologie VIH et que 90% des personnes séropositives soient mis sous traitement antirétroviral.

"On est loin aujourd’hui seulement à 19% de l’objectif des 90% de personnes recevant un traitement antirétroviral qui ont leur charge virale durablement supprimée pour ne plus pouvoir contaminer une autre personne", a soutenu le Directeur Exécutif de Enda Santé, Daouda Diouf.

Il s’exprimait à l’issue d’une visite de l’hôpital de Mbour et du Centre Régional pour la Santé et le développement en Afrique de L’Ouest, d’une délégation conduite par un député au parlement de Luxembourg, ambassadeur de l’objectif "90-90-90" de l’’ONU.

Depuis leur lancement par l’ONUSIDA à la 20e Conférence internationale sur le sida à Melbourne en 2014, les objectifs 90–90–90 sont devenus un pilier central de la quête mondiale pour mettre fin à l’épidémie de sida.

A l’horizon 2020, 90% des personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut sérologique, 90% de toutes les personnes infectées par le VIH dépistées reçoivent un traitement anti rétroviral durable et 90% des personnes recevant un traitement antirétroviral ont une charge virale durablement supprimée. 

Au Sénégal, 69 % des personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut sérologique, 57 % des personnes infectées ont accès au traitement ARV mais seulement 19 % des personnes vivant avec le VIH ont une charge virale indétectable.

"Il faut y remédier parce qu’il est inadmissible que le Sénégal n’atteigne pas les 3 /90. C’est juste une question de financement et d’organisation", a-t -il souligné. 

Pour Daouda Diouf, il faut rendre le service mobile afin de faire profiter d’autres structures de santé de cet équipement essentiel pour l’élimination de la charge virale chez les PVVIH.

"On a trois objectifs à atteindre d’ici quelques mois et c’est inadmissible de réussir les deux premiers et de ne pas atteindre le troisième. C’est un ensemble, il faut multiplier les acteurs de la riposte et mutualiser les ressources pour y arriver", a-t-il souligné.

Pour le Directeur exécutif de Enda Sante, le Sénégal ne peut manquer ce rendez- vous puisque disposant de l’expertise et des stratégies idoines. 

A l’hôpital de Mbour, première étape de la visite de la délégation, Dr Fatou Seck Ndiaye, responsable de l’Unité de prise en charge des addictions de Mbour et de l’Unité de traitement ambulatoire a évoqué le manque de l’appareil pour le traitement de la charge virale. 

Enda Santé accompagne les activités de l’hôpital dans la prise en charge des usagers de drogue injectable, de personnes vivant avec les VIH. 

L’organisation, à travers le Centre régional situé à quelques mètres de l’hôpital, travaille avec les populations clés pour faciliter leur accès aux soins, mais également déroulent diverses activités d’informations et de sensibilisation.

ADL/BK/ASB