Le master en santé et survie de l’enfant peut contribuer à lutter contre la mortalité maternelle (directeur)
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SENEGAL-SANTE

Le master en santé et survie de l’enfant peut contribuer à lutter contre la mortalité maternelle (directeur)

Dakar, 14 fév (APS) - Le Master en santé et survie de l’enfant, lancé mercredi à Dakar, est "une innovation pouvant contribuer à la réduction de la mortalité des enfants", a soutenu mercredi le directeur de l’Institut de pédiatrie sociale de Guédiawaye, Professeur Saliou Diouf.
 
"Il s’agit de faire de l’Institut de pédiatrie sociale (IPS) un hub pour la sous-région ouest africaine sur ses champs d’intervention en pédiatrie. Ce master (santé et survie de l’enfant) qui n’existe pas encore dans la sous-région, est une innovation et peut contribuer à [la réduction de] la mortalité des enfants", a-t-il souligné. 
 
Pr Diouf intervenait lors du lancement du premier master en santé et survie de l’enfant dans le cadre de la formation diplômante de l’Institut de pédiatrie sociale de Guédiawaye, en partenariat avec le Centre africain d’excellence mère-enfant.
 
Prévu pour une durée de deux années, le master en santé et survie de l’enfant "vise à faire acquérir les compétences essentielles censées permettre à l’apprenant d’identifier les problèmes de santé et survie de l’enfant au sein d’une communauté d’un pays en développement", a-t-il expliqué. 
 
Son objectif, a-t-il ajouté, est "de mettre en œuvre les stratégies et actions les plus appropriées en vue de la résolution (prise en charge et prévention) du problème de santé identifié, de prendre en charge au plan diagnostic, thérapeutique et préventif des maladies prioritaires de l’enfant vivant dans un pays en développement". 
 
Il cible les étudiants en médecine, les professionnels de santé qui sont dans les hôpitaux et districts sanitaires, notamment les infirmières et les sages-femmes, a encore renseigné Pr Diouf. 
 
"Les pédiatres exerçant dans notre pays pour des dizaines d’années encore seront en nombre très insuffisant. Donc, les sages-femmes et les infirmières formées dans le domaine de la santé et de la survie de l’enfant peuvent constituer une alternative crédible pour la résolution des problèmes de santé des enfants au Sénégal et dans la sous-région", a estimé le directeur de l’IPS.
 
Pour le représentant du recteur de la faculté de médecine de l’Université de Dakar, Professeur Malick Sène, " l’IPS est un partenaire, et ce master contribue à l’offre de formation pour améliorer la santé de la mère et de l’enfant". 
 
"Ce master permet également d’élargir l’offre de formation des infirmiers et des sages-femmes", a ajouté le Pr Sène.
 
Crée en 1964, l’Institut de pédiatrie sociale est placé sous le double patronage de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar et du ministère de la Santé et de l’Action sociale avec comme missions de contribuer à l’amélioration de la santé de la mère et de l’enfant, surtout dans les zones défavorisées. 
 
En plus des activités de formation, 28 000 enfants sont consultés chaque année, 6000 femmes enceintes ont bénéficié de consultations prénatales et 3000 autres femmes ont eu à faire des consultations postnatales.

SKS/ASB/ASG