Dengue à Louga : les assurances du directeur de l’Institut Pasteur
APS
SENEGAL-SANTE

Dengue à Louga : les assurances du directeur de l’Institut Pasteur


Louga, 1er nov (APS) - Le directeur de l’Institut Pasteur de Dakar, Amadou Alpha Sy, s’est dit mercredi optimiste quant à l’évolution de la dengue à Louga (nord-ouest) dont les autorités concernées ont selon lui pris les mesures appropriées pour contrôler la maladie.


"Je peux assurer que les autorités, comme les différentes institutions partenaires, ont pris un ensemble de mesures qui permettent de contrôler cette épidémie", a-t-il dit à des journalistes.


Le directeur de l’Institut Pasteur se refuse toutefois à tout pronostic, soulignant que l’équipe dépêchée par le ministère de la Santé et de l’Action sociale, composée de médecins de diverses spécialités, "se prépare à toutes les éventualités".


À Louga, "on a de bonnes raisons d’espérer’’ que la maladie sera maîtrisée, "car la prise en charge est bonne et les moyens mis à disposition permettent de contrôler cette épidémie", a souligné le docteur Amadou Alpha Sy.



Il n’est cependant pas à exclure que l’épidémie puisse évoluer "vers des cas graves", a-t-il relevé, ajoutant qu’en fait, "ce qu’on sait de la dengue dans la majorité des cas", c’est que si "elle infecte les gens, elle ne les rend pas malade".



"Il y a une deuxième catégorie de patients chez qui vont se développer des symptômes pas très graves", a poursuivi le médecin, évoquant notamment "la fièvre, des douleurs musculaires ou articulaires, un peu de fatigue, des courbature, etc."



Ensuite, vient "le lot de cas relativement faibles pouvant aller vers une forme plus sévère, qui va se traduire par une hémorragie et des situations graves, mortelles".



La dengue "n’est pas connue comme une épidémie avec un taux de mortalité élevé", a-t-il précisé, avant d’assurer que les services de ’Institut Pasteur vont s’atteler à la prise en charge des cas qui surviendraient.



Le directeur des opérations d’urgence sanitaire, le docteur Abdoulaye Bousso, a lui aussi tenu à rassurer les populations, en les invitant à participer à la lutte anti-vectorielle pour "tuer le mal à la source".



"Il faut savoir que la maladie est transmise par un moustique de type Aeds", a renseigné le docteur Bousso, avant d’inviter les populations à détruire tout flaque d’eau dans leur espace de vie.


"La situation est maîtrisée et on a en temps réel l’évolution de l’épidémie, qui est bien pris en charge", poursuit-il, signalant qu’aucun cas n’a été à ce jour interné dans une structure sanitaire.

AMD/BK