Les chirurgiens-dentistes alertent sur l’exercice illégal du métier et appellent à
APS
SENEGAL-SANTE-PLAIDOYER

Les chirurgiens-dentistes alertent sur l’exercice illégal du métier et appellent à "une odonto-conscience’’

Dakar, 14 oct (APS) – Le président de l’Ordre des chirurgiens-dentistes du Sénégal, docteur Mamadou Kâ a plaidé mercredi à Dakar pour une prise de conscience de l’importance des soins dentaires, sous la forme d’une "odonto-conscience" qui permettrait aux populations de séparer le bon grain de l’ivraie parmi les praticiens de ce domaine de la médecine.

Au Sénégal, une seule et unique loi votée en décembre 1981 gère la profession dentaire, un texte législatif qui sur le plan de la hiérarchisation des normes juridiques, prime sur tout décret et tout arrêté, a relevé docteur Kâ lors d’un point de presse dont l’ambition est d’alerter l’opinion et les autorités sanitaires sur "l’exercice de la profession par des non autorisés".
 
La loi régissant le secteur énonce en ses articles 1, 2 et 3 les conditions sine qua none d’exercice de la chirurgie dentaire, à savoir l’obtention d’un diplôme, la nationalité et "l’inscription obligatoire" à l’une des sections du tableau de l’Ordre, la section A pour le public ou la B pour le privé, a-t-il renseigné.
 
Selon le président de l’Ordre des chirurgiens-dentistes du Sénégal, l’exercice de cette profession obéit à "un certain nombre de principes inaliénables garants de la stabilité de la profession dans l’intérêt supérieur de la santé des populations".
 
Seuls les techniciens de laboratoire de prothèse dentaire (TLPD) constituent l’unique personnel auxiliaire libéral depuis qu’ils sont versés à l’Ordre des chirurgiens-dentistes à partir de la Chambre des métiers du ministère de la Santé et de l’Action sociale. 
 
Ces techniciens envoient leur dossier à l’Ordre des chirurgiens-dentistes pour obtenir avis d’autorisation, a précisé docteur Mamadou Kâ.
 
Un TLPD réalise la partie technique des travaux que lui délègue le chirurgien dentaire. Mais en dehors de cette catégorie, "tous les autres auxiliaires ont pour vocation fondamentale de travailler avec un paquet de services à minima sous contrôle d’un chirurgien-dentiste", a indiqué le spécialiste.
 
L’Ordre des chirurgiens-dentistes, "la plus haute autorité professionnelle en matière dentaire" a dans ce cadre pour mission essentielle de "veiller à l’application de ces fondamentaux juridiques sans lesquels la pratique dentaire constitue une menace de santé publique certaine".
 
L’exercice de la pratique dentaire repose sur cette loi mais elle n’est pas remplie si le chirurgien dentaire, même "habilité et qualifié", n’est pas inscrit à l’Ordre, exerçant ainsi "dans l’illégalité", a ajouté docteur Joseph Faye, président du syndicat des chirurgiens-dentistes du privé.
 
Sur cette base, docteur Faye juge "important d’alerter aussi bien l’opinion que les autorités sur le respect des dispositions de la loi" régissant ce secteur.
 
 

ADL/BK/MD