Le Sénégal a enregistré un peu moins de 700 décès maternels en 2020
APS
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Le Sénégal a enregistré un peu moins de 700 décès maternels en 2020

Dakar, 21 mars (APS) - Le Sénégal a enregistré un peu moins de 700 décès maternels en 2020, a indiqué le chef de la Division Santé de la mère, Docteur Elhadji Thierno Mbengue, précisant que 74 de ces décès ’’sont directement liés aux complications de l’avortement’’.
 
’’Les données montrent qu’en 2020, nous avons eu au Sénégal un peu moins de 700 décès maternels et 74 de ces décès sont directement liés aux complications obstétricales liées à l’avortement’’, a dit le chef de la Division Santé de la mère.
 
Docteur Elhadji Thierno Mbengue faisait une communication sur les ‘’avortements au Sénégal : aspects médicaux et sociaux’’, samedi au cours du forum national sur l’imprégnation des hommes et femmes des médias sur le thème ’’La question des avortements clandestins au Sénégal’’.
 
Ce forum est organisé dans le cadre de la campagne ‘’rompre le silence’’ du Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé et de l’Environnement (REMAPSEN).
 
Pour le chef Division Santé de la mère à la Direction de la santé de la mère et de l’enfant (DSME) du ministère de la Santé, ’’l’avortement peut être défini comme l’interruption d’une grossesse avec l’expulsion complète ou non du produit de la conception avant la 22ème semaine d’aménorrhée. Elle peut être spontanée ou provoquée’’.
 
A propos, des ’’avortements clandestins’’, Docteur Mbengue a
affirmé que ’’le risque de décès est très important en Afrique d’où l’importance de mettre l’accent sur la prévention au niveau de la communauté’’.
 
Toujours dans le cadre de la prise en charge des avortements, il a
souligné que ’’les Services obstétricaux néonataux d’urgence (SONU) sont disponibles dans 142 formations sanitaires de toutes
les régions du pays’’.
 
’’Si le réseau est fonctionnel, 92 % des femmes ont accès aux SONU en moins de deux heures de temps’’, a-t-il ajouté.
 
La rencontre qui s’est déroulée au Service National de l’Education
et de l’Information pour la Santé (SNEIPS) avait, entre autres objectifs, d’aborder les aspects médico-sanitaires de l’avortement médicalisé et de communiquer sur le cadre législatif relatif à la pratique de l’avortement sécurisé au Sénégal avec un focus sur le protocole de Maputo.
 
Aussi, ce forum a été l’occasion d’aborder ’’l’environnement juridique de l’avortement en rapport avec le Protocole de Maputo’’ et le ’’traitement de l’information sur les questions liées à l’avortement’’.
 
Dans ce sillage, la coordonnatrice au Sénégal du Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé et de l’Environnement (REMAPSEN), Maimouna Gueye, a invité les journalistes à ’’participer au plaidoyer pour la prise en compte de ces questions de santé dans les médias’’.
 
SKS/OID