Les hôpitaux mobiles préconisés pour une meilleure prise en charge des populations
APS
SENEGAL-SANTE-REFLEXION

Les hôpitaux mobiles préconisés pour une meilleure prise en charge des populations

Thiès, 12 juil (APS) - Le professeur Daouda Ndiaye, chef du département de parasitologie de la Faculté de médecine et de pharmacie de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) a préconisé, vendredi à Thiès, le recours aux hôpitaux mobiles pour améliorer le niveau de prise en charge des populations.

Des "efforts" ont été faits par l’Etat dans ce domaine, a-t-il reconnu, mais il n’en demande pas moins aux autorités de "faire plus", la demande étant selon lui "fortement supérieure à l’offre". 
 
"Sur le plan de de la santé, pourquoi pas créer des hôpitaux mobiles, comme nous sommes en train de le faire avec le mouvement Actions pour mettre à la disposition des populations des soins, des plateaux techniques, mais également des conditions de prise en charge améliorées", a-t-il suggéré. 
 
Il s’exprimait au cours d’une rencontre à l’Hôpital régional El Hadji Amadou Sakhir Ndiéguène de Thiès où son organisation, le mouvement Actions, a financé une opération de circoncision de 100 talibés issus de 17 "daaras" (écoles coraniques) de la capitale du rail. 
 
Selon lui, en mobilisant des médecins et des équipements vers des zones sans hôpitaux, il est possible de résoudre beaucoup de problèmes de santé. 
 
"Des hôpitaux partout, non seulement ce n’est pas possible, mais ce n’est pas pertinent", a-t-il poursuivi en langue nationale wolof, ajoutant que cette position se justifie par le fait que toutes ces structures vont encore nécessiter des médecins et ne seront pas suffisamment accessibles pour les populations. 
 
"Il faut faire en sorte que partout où il y a des populations, que des hôpitaux mobiles les y trouvent", dit-il, estimant que ces unités mobiles peuvent être organisées aussi bien par des structures étatiques que des acteurs non étatiques. 
 
"Les hôpitaux mobiles, ce n’est pas compliqué : ce sont juste des équipements, des médicaments et des médecins compétents". Par un tel dispositif, note-t-il, "on peut résoudre beaucoup de problèmes de santé au Sénégal", en permettant aux populations, quel que soit leur lieu de résidence, d’accéder à des soins de qualité. 
 
Se présentant comme "un conseiller du Sénégal", il déclare qu’il ne cessera d’apporter sa contribution dans la réflexion, "avant même qu’on ne le (lui) demande", dans les questions de santé et d’enseignement où il évolue. 
 
Le professeur Daouda Ndiaye, par ailleurs le chef du service du laboratoire parasitologie de l’hôpital Aristide Le Dantec de Dakar, officie parallèlement depuis 2017 comme expert du panel certification élimination du paludisme de l’OMS.
 
Inventeur du test de paludisme "Illumigene malaria", il est depuis 2010, professeur chercheur associé au département d’immunologie et des maladies infectieuses de l’école de santé publique l’université américaine de Harvard, où il a été formé en biologie moléculaire et générique infectieuse.
 


ADI/BK