Le COUS organise une simulation pour éprouver ses procédures opérationnelles
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SENEGAL-SANTE

Le COUS organise une simulation pour éprouver ses procédures opérationnelles

Dakar, 11 mai (APS) – Le Centre des Opérations d’Urgences sanitaires (COUS) a déroulé pendant deux jours un exercice de simulation pour éprouver ses procédures opérationnelles et l’utilisation de son système d’information et de communication en impliquant tous les services, secteurs susceptibles d’être engagés en cas de survenue de risques sanitaires.
 
Le COUS avec l’appui de l’Organisation mondiale de la Santé a organisé durant deux jours un exercice de simulation sur un cas importé au Sénégal d’une maladie "rapidement transmissible extrêmement grave" pour tester les plans et procédures de ce dispositif de riposte, a expliqué le Coordonnateur adjoint du COUS Dr Alioune Badara Ly.
 
Il s’agissait de tester l’interopérabilité entre les différents Centres d’urgences sanitaires d’autres pays qui ont participé à l’exercice, mais également de tester l’utilisation des nouvelles technologies installées dans le Centre, a-t-il dit au terme d’un débriefing de l’exercice de simulation tenue vendredi au siège du COUS, à l’hôpital de Fann de Dakar.
 
L’idée est de sortir de l’exercice en identifiant "ce qui a bien fonctionné et ce qui ne l’a pas été pour tirer les leçons pour prévoir un plan d’actions afin de compléter les gaps".
 
"Nous avions des objectifs précis en impliquant un certain nombre d’acteurs potentiels d’une réponse en cas de menace de santé publique, notamment les services de santé, l’OMS, la santé animale, l’environnement, la police, l’Institut , le SAMU national, entre autres", a-t-il expliqué.
 
Le but de l’exercice était de faire participer beaucoup d’intervenants et voir la capacité du COUS à coordonner toutes ces interventions, a-t-il ajouté. 
 
Cet exercice ne sera pas le seul, il y en aura d’autres qui donneront l’occasion au fur et à mesure d’impliquer autant que possible les autres acteurs. Au cours du débriefing, il a été relevé l’absence au cours de l’exercice de certains acteurs comme les sapeurs pompiers, les transports entre autres.
 
Pour le coordonnateur adjoint du COUS, c’est un exercice de simulation fonctionnel qui n’a pas nécessité un coût important du fait que des ressources humaines n’ont pas été déployées sur le terrain.
 
En effet, l’exercice a consisté à ce que chaque acteur joue le rôle qui est le sien en fonction de ses missions et responsabilités au niveau de son service. Pour Dr Ly, "il n’y a pas eu de coût additionnel".
 
Les coûts évoqués ont trait aux "coûts nécessaires" en cas de réponse d’urgence. "Heureusement le COUS dispose d’un fonds de contingence qui peut être utilisé très rapidement pour faire face à une urgence sanitaire", a-t-il ajouté.
 
Venue présider le débriefing de l’opération de simulation, le Directeur général de la Santé, Dr Marie Khemesse Ngom, estime qu’il s’agit plus de relever les lacunes pour pouvoir corriger les procédures.
 
"Nous devons être un bloc, être tous ensemble parce que en cas de surprise, on peut être vite débordé", a-t-elle relevé.
 
Pour le Directeur général de la Santé, "c’est pendant les exercices qu’on peut se permettre de faire des erreurs pour pouvoir les corriger avant d’être confronté à la réalité".


ADL/OID/ASB