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SENEGAL-SANTE

"La santé buccale est essentielle pour prévenir certaines maladies" (universitaire)

Dakar, 20 mars 5 mars (APS) – Le Professeur Henri Michel Benoit, doyen de la Faculté de médecine, pharmacie et odontologie de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, a relevé l’importance de la santé bucco-dentaire dans la prévention ou la guérison de certaines maladies.
 
"Une bonne hygiène bucco-dentaire s’avère essentielle, non seulement pour prévenir ou guérir les maladies de la cavité buccale mais également pour contribuer à améliorer l’état de santé général de l’organisme", a-t-il dit.
 
Pr Benoit s’exprimait lundi, lors de célébration de la Journée mondiale de la santé bucco-dentaire par le département d’odontologie de la Faculté de médecine, pharmacie et odontologie, à la salle de conférence de l’UCAD II. 
 
Le thème de cette année est axé sur : "Dirige ta vie, Dessine ta bouche". Les activités du cinquantenaire de l’Institut d’odontologie et de stomatologie (IOS), créé en 1967, ont été aussi lancées au cours de la cérémonie. 
 
"Ce cinquantenaire est placé sous le signe de la formation pour lutter contre la morbi-mortalité des maladies buccodentaires qui, avec leurs complications, tuent, oui, ou laissent des séquelles invalidantes au sein des populations", a indiqué le doyen de la Faculté de médecine, pharmacie et odontologie.
 
"La maladie buccodentaire constitue un véritable problème de santé publique, elle peut affecter notre vie à tous les niveaux : nos résultats scolaires, notre vie professionnelle, notre vie sociale et économique", a pour sa part expliqué la présidente de la commission sociale du cinquantenaire de l’IOS, Dr Awa Diouf.
 
Citant l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Dr Diouf renseigne que "60 à 90 % des enfants en âge scolaire souffrent de caries, 15 à 20 % des adultes de 35 à 44 ans présentent des parodontopathies sévères pouvant entraîner une perte de la dent et l’incidence du cancer de la bouche".
 
Selon elle, "à tout âge, la santé buccodentaire est essentielle pour notre bien-être et notre santé générale".
 
"Les professionnels de la santé bucco-dentaire qualifiés sont peu nombreux, il est irréaliste d’envisager de s’appuyer sur des modèles de mains d’œuvre qualifiées exigeant que ces derniers prodiguent des traitements à tous les niveaux", a souligné le représentant du ministère de la Santé et de l’Action sociale, Codou Badiane. 
 
Elle ajoute : "En intégrant la santé bucco-dentaire dans la prévention et la lutte contre les maladies sexuellement transmissibles et dans la prestation des soins de santé primaires, il est possible d’élaborer des politiques offrant un bon rapport coût-efficacité, afin d’améliorer la santé des populations pauvres et défavorisées".

DS/ASB/ASG