La garde à vue de Cheikh Yérim Seck à la Une
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La garde à vue de Cheikh Yérim Seck à la Une

Dakar, 16 juin (APS) – Le placement en garde à vue du journaliste Cheikh Yérim Seck dans l’affaire Batiplus, un dossier de détournement d’argent dans une entreprise privée appartenant à des Libanais vivant à Dakar, est le sujet qui a le plus retenu l’attention des quotidiens reçus mardi à l’APS.
 
Le journaliste a été placé en garde à vue après son audition à la Brigade de recherche de Dakar après une déclaration dans laquelle il avait affirmé que les gendarmes auraient saisi 4 milliards de francs Cfa dans l’affaire Batiplus et que seule une partie de cet argent aurait été consignée.
 
Cheikh Yérim Seck, propriétaire du blog YerimPost, avait été convoqué lundi devant la section judiciaire de la Gendarmerie.

Il avait déclaré sur la télévision 7TV (privée) que "le montant de 650 millions de francs (…) saisi chez les Libanais gérant Batiplus est faux". 
 
"Je vais vous faire une révélation : la Gendarmerie a saisi chez eux (chez les Libanais propriétaires de la société Batiplus) 4 milliards", avait-il dit.
 
Selon le quotidien L’As, Cheikh Yérim Seck sera déféré au parquet ce mardi. Il a été placé en garde à vue pour "diffusion de fausses nouvelles, diffamation contre la gendarmerie".

"Perdu par ses sources ou fidèle au principe déontologique qui veut qu’un journaliste aille à l’abattoir, protégeant son informateur, Cheikh Yérim Seck risque un séjour en prison au regard de la gravité des charges qui pèsent sur lui", relève à son tour le quotidien Kritik.
 
"Le journaliste sera déféré aujourd’hui pour diffusion de fausses nouvelles, diffamation contre la gendarmerie nationale, etc. La Maréchaussée se sent offensée et a diligenté une enquête interne pour faire la lumière", informe Enquête, lequel journal titre via sa manchette : "Affaire Cheikh Yérim Seck, la peur bleue".
 
Selon Vox Populi, "Cheikh Yérim Seck s’embourbe dans le scandale Batiplus", et se trouve "dans l’étau de la gendarmerie", écrit de son côté L’Observateur.

Ce journal souligne que l’enquête ouverte contre le journaliste sur le différentiel de 3, 4 milliards concernant l’argent saisi chez les Fares au cours d’une perquisition dans l’affaire Batiplus devrait se poursuivre avec l’audition des gendarmes.
 
L’As met en exergue le bradage du littoral à Guédiawaye et parle d’"une autre bombe foncière".
 
’’Après Mermoz, les populations de Guédiawaye se sont érigées en boucliers pour protéger leur littoral. L’octroi dernièrement de 4 hectares aux magistrats sur la bande des filaos ainsi que l’attribution de 20 ha dans la zone au syndicat des inspecteurs des domaines les a poussé à demander un déclassement au bénéfice exclusif des collectivités pour l’érection d’équipements d’intérêt public", écrit L’As.
 
Sud Quotidien s’intéresse à la possibilité offerte aux préfets d’exercer désormais en cas de besoin, une prérogative jusque-là réservée aux maires et estime que la décentralisation intégrale est "mise à l’épreuve".
 
Selon le journal, le décret du chef de l’Etat conférant aux préfets et sous-préfets la prérogative d’accorder des permis de construire en cas de refus des maires de satisfaire aux demandes, "remet au goût du jour la question de la décentralisation supposée intégrale".
 
Sur un autre plan, Libération signale que le bilan de la maladie à coronavirus est passé à 64 morts au Sénégal. A ce jour, 5.173 cas de coronavirus ont été recensés au Sénégal. Parmi ces patients, 3.424 patients sont déclarés guéris, 64 sont décédés et 1.684 sont sous traitement.
 
C’est dans ce contexte que Source A rapporte qu’un chauffeur du palais a contracté la Covid-19.
 
Libération aborde le problème de la pénurie d’eau notée depuis plusieurs jours à Dakar. "Les Sénégalais qui avaient cru que le cauchemar de la SDE était terminé sont d’avis dans leur majorité que Sen’Eau fait pire (…)", écrit le journal.
 
OID/ASG