La disponibilité des soins passe par un personnel médical de qualité (Officiel)
APS
SENEGAL-SANTE

La disponibilité des soins passe par un personnel médical de qualité (Officiel)

Saly-Portudal (Mbour), 13 mai (APS) – La disponibilité géographique d’une offre de soins de qualité pour une meilleure prise en charge de la santé des populations passe nécessairement par un personnel médical de qualité, a fait valoir samedi, à Saly-Portudal (Mbour, ouest), le docteur Aloyse Waly Diouf, secrétaire général du ministère de la Santé et de l’Action sociale.
 
"Si vous voulez faire en sorte que l’offre de soins soit disponible géographiquement, il faut faire en sorte que cette offre soit de qualité. Pour ça, il ne fait pas seulement avoir des infrastructures et des équipements, mais il faut avoir aussi un personnel de qualité", a-t-il estimé. 
 
Dr Diouf intervenait à la célébration de l’édition 2018, par l’Association nationale des infirmiers et infirmières d’Etat, de la Journée internationale de l’infirmière. Il a déclaré que "le ministre de la Santé et de l’Action sociale accorde une importance particulière à la profession infirmière, parce que considérant que c’est un maillon essentiel du système de santé".
 
"Nous travaillons autour de programmes de renforcement des capacités avec les infirmiers et les infirmières. D’un autre côté, nous avons échangé sur le rôle de la profession infirmière dans la prise en charge des questions d’urgence et de l’accueil au Sénégal", a-t-il fait savoir.
 
Pour lui, compte tenu du rôle primordial que jouent les infirmiers dans la pyramide sanitaire, ils doivent être capacités, reconnus et doivent aussi bénéficier de l’accompagnement de la tutelle, pour que le système de santé puisse être "un géant avec une base solide".
 
"Je voudrais engager les infirmiers et les infirmiers et les infirmières, les sages-femmes, à travers leurs différentes associations, à continuer le travail de fond qui est mené afin que dans tout le Sénégal, nous ne puissions plus entendre un sénégalais mal accueilli dans les structures de santé", a lancé le secrétaire général du ministère de la Santé et de l’Action sociale.
 
Par ailleurs, face à la prolifération des écoles de formation en santé, Dr Aloyse Waly Diouf tient à signalé que le secteur de la formation est régi par une réglementation. Toutefois, "nous travaillons à assainir le milieu de la formation en général. Parce que quand l’école délivre un brevet et que celui-ci n’est pas à la hauteur de la qualification du titulaire, cela peut poser un problème", a-t-il reconnu.
 
"Nous sommes en train de voir avec les partenaires sociaux comment assainir davantage ce milieu-là, comment rendre beaucoup plus performant l’enseignement qui est prodigué et comment faire en sorte que les infirmiers puissent, enfin, voir le système LMD (Licence-master-doctorat) leur être appliqué. C’est une réflexion à laquelle nous sommes et nous sommes très avancés pour démarrer cette certification cette année", a-t-il révélé.

ADE/ASB