La disponibilité des médicaments dans les PPS améliore l’accès et les recettes
APS
SENEGAL-SANTE

La disponibilité des médicaments dans les PPS améliore l’accès et les recettes


Dakar, 28 fév (APS) – La disponibilité des médicaments dans tous les Points de prestation de service (PPS) améliore l’accès et induit des recettes plus élevées a souligné, mercredi à Dakar, le docteur en pharmacie, Abdoulahath Mangane.


 


"Nous avons senti que la disponibilité des médicaments dans les PPS a souvent une incidence positive sur la fréquentation générale. Et donc, étant positive sur la fréquentation, cela induit en théorie des recettes plus élevées" a-t-il fait savoir dans un entretien accordé à l’APS.


Selon lui, ce facteur figure en bonne place dans les objectifs de politique pharmaceutique, en ce qu’il s’agit notamment de "la disponibilité et de l’accessibilité des médicaments".



Pour Docteur Mangane, par ailleurs coordonnateur de l’évaluation finale du projet Informed Push model (IPM) au Sénégal, "l’accès, c’est quand on sort de sa structure de santé et qu’on puisse avoir à disposition les médicaments".



Après quatre ans d’exécution, le projet IPM a permis d’avoir de bons résultats dans le domaine de l’approvisionnement en médicaments. Le taux de rupture de stock des contraceptifs, qui était de 80% en 2012, est passé aujourd’hui à moins de 2%.



Grâce à ce projet lancé en 2013, la distribution de contraceptifs a été réussie, parce qu’il a mis fin au système classique longtemps décrié pour assurer la disponibilité des produits dans tous les PPS du pays.



D’après le docteur Mangane, pharmacien-logisticien à la Division de Lutte contre le Sida et les IST (DLSI), "de nos jours, il a été constaté qu’il y a beaucoup d’amélioration dans la disponibilité des produits au Sénégal". 



Et, relève-t-il, l’évaluation a permis de ressortir l’impact de la mise en œuvre de l’IPM sur le Renforcement du système de santé et celui de la communication et du plaidoyer sur l’appropriation de l’Initiative par le système de santé.



Parce que, précise-t-il, avec le recouvrement sur les médicaments, il y a une marge qui peut permettre de régler d’autres problèmes de santé et cela va forcément, dans le design, impacter sur l’augmentation du chiffre d’affaire sur les médicaments, ce qui donne donc la possibilité de régler d’autres questions de santé.



Pour le docteur Mangane, après quelques années de mise en œuvre, le projet IPM est arrivé à sa phase terminale et a légué le témoin à la Pharmacie nationale d’approvisionnement (PNA) qui va être responsable de tout l’approvisionnement.



"De manière intrinsèque pour les responsables du projet IPM qui est arrivé à son terme, il y avait le besoin de faire une évaluation pour dégager les facteurs de succès afin que la PNA ne rencontre pas de difficultés dans la phase de transition" a-t-il confié.



"Et pour cela, il y avait un certain nombre d’objectifs à définir pour montrer un peu les résultats et tirer des conclusions, écouter les acteurs en termes de recommandation pour que la suite soit pertinente" note-t-il encore.



Le succès de IPM, résulte selon lui, d’un partenariat exemplaire entre les secteurs public et privé qui a permis à l’Etat de jouer son rôle, en autorisant, accompagnant, supportant et supervisant, tandis que le secteur privé s’est acquitté de ses obligations contractuelles avec performance et transparence.



A travers son projet "Voix pour la santé", l’Association des Journalistes en Santé, Population et Développement (AJSPD) et son partenaire Planned Parenthood Global, sont engagés à œuvrer pour une amélioration de la santé de la mère et de l’enfant par des productions sur la disponibilité des produits, la contraception, l’accès aux services de santé sexuelle et reproductive des jeunes, etc.


LTF/OID/PON