Le Sénégal accueille les festivités de la Journée internationale pour l’élimination de la Fistule obstétricale
APS
SENEGAL-CEDEAO-SANTE

Le Sénégal accueille les festivités de la Journée internationale pour l’élimination de la Fistule obstétricale

Dakar, 23 mai (APS) - La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) a choisi le Sénégal pour célébrer la Journée internationale pour l’élimination de la Fistule obstétricale ce mercredi, en réhabilitant le centre MARFO , annonce un communiqué de l’institution sous-régionale parvenu à l’APS.
 
 
 
"Pour l’année 2018, la CEDEAO a retenu de célébrer cette journée au Sénégal, après la célébration de l’édition 2017 en République du Libéria. Les manifestations prévues pour cette journée seront menées en collaboration avec le ministère de la Femme, de la Famille et du Genre de la République du Sénégal", rapporte le texte. 
 
Qui ajoute que les festivités seront marquées par la réhabilitation du Centre MARFO, centre de référence de traitement de la Fistule obstétricale au Sénégal.
 
Il s’agit notamment de la "réfection des locaux dudit centre par la construction d’une buanderie moderne, la mise à disposition de kit d’hygiène et de draps, l’équipement en matériel informatique, la dotation de mobiliers de bureau et la remise de financements aux femmes guéries de la fistule et ayant été formées en activités génératrices de revenus".
 
La Fistule obstétricale (FO), souvent "méconnue de la majorité de la population est une maladie qui se manifeste par une perte incontrôlée d’urines et/ou de selles due à une perforation des parties intimes de la femme, entrainant ainsi des infections urinaires et de fortes odeurs" lit-on dans le communiqué.
 
Lequel explique que "la fistule survient durant les accouchements prolongés, compliqués et sans assistance médicale". 
 
"Les causes profondes sont liées aux mariages précoces et/ou forcés, aux maternités précoces, aux mutilations génitales féminines telles que l’excision, à l’absence de consultations prénatales et d’assistance médicale au moment de l’accouchement, à la malnutrition, à la pauvreté, etc" apprend t-on.

"Cette maladie touche particulièrement les jeunes femmes âgées de 15 à 24 ans et les femmes en âge avancé et vivant en milieu rural. Les victimes de fistule vivent dans la plupart des cas isolées et rejetées par leurs maris et/ou par leurs communautés", mentionne le texte. 

La Commission de la CEDEAO, à travers son Centre pour le développement du genre basé à Dakar, a pris l’initiative depuis 2010 de mener un programme d’envergure de soutien médical et financier aux femmes et aux filles victimes de fistule dans ses Etats membres. 
 
Ce programme est mis en œuvre dans 14 Etats membres de la CEDEAO que sont : le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Gambie, le Ghana, la Guinée, la Guinée Bissau, le Libéria, le Mali, le Niger, le Nigéria, le Sénégal la Sierra Léone et le Togo.

Au Cabo Verde, le 15ème Etat membre qui n’a pas déclaré de cas de fistules depuis 2001, il est prévu un appui au programme de santé reproductive et maternelle du pays.


BHC/PON