Lutte contre les maladies : les pays africains appelés à faire preuve d’audace
APS
SENEGAL-AFRIQUE-SANTE

Lutte contre les maladies : les pays africains appelés à faire preuve d’audace

Diamniadio, 16 avr (APS) - Les pays africains doivent aborder la question de la santé avec "audace", pour espérer atteindre "les aspirations ambitieuses" du continent en matière de développement socioéconomiques, de croissance économique inclusive, dans l’optique d’une transformation de l’Afrique d’ici 2063, a dit lundi à Dakar la présidente de la Commission sociale de l’Union africaine, Mariama Cissé.

Sans cet "audace dans l’action des gouvernements", le paludisme, par exemple, devrait à lui seul priver le continent de 12 milliards de dollars par an en termes de productivité en investissements et en coûts de santé associés, a-t-elle déclaré.
 
Mariama Cissé s’exprimait à l’ouverture de la conférence de l’Initiative multilatérale contre le paludisme (MIM, en anglais), au Centre International de Conférence Abdou Diouf de Diamniadio.
 
"Il est donc essentiel que nous soutenions l’engagement politique tel que défini dans l’agenda politique de l’UA pour éliminer le paludisme d’ici 2030 en augmentant le financement national, en améliorant l’accès aux soins vitaux et en renforçant les systèmes de santé", a indiqué Mme Cissé.
 
Elle s’est dite convaincue qu’avec l’engagement politique des dirigeants africains et la réponse mondiale face au paludisme et grâce au partenariat, "des progrès seront enregistrés dans la lutte contre cette maladie". 
 
"Nous devrons nous soucier du rapport mondial 2017 sur le paludisme qui signale que pour la première fois depuis plus d’une décennie, les progrès sur le paludisme sur le continent africain qui représentent près de 90% du fardeau mondial, sont au poids mort", a souligné la présidente de la Commission sociale de l’Union africaine.
 
Alors que le continent se trouve confronté à "de nombreuses priorités de développement", "l’énorme boom économique des pays africains offre une opportunité pour améliorer les prestations de service dans le domaine de la santé, de l’éducation, de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène", a-t-elle dit. 
 
La représentante de l’UA a ainsi invité "les pays africains à renouveler leurs engagements et renforcer leurs instruments pour une Afrique exempt de paludisme d’ici 2030".
 
Elle a évoqué "le leadership mondial" du président Macky Sall en matière de santé, "surtout pour son engagement dans la lutte contre le paludisme".
 
"Le Sénégal continue d’être un précurseur dans la région et même au-delà pour l’accroissement des ressources nationales allouées à la santé", a-t-elle relevé.
 
Intitulée "Dakar II : Deux décennies de progrès, défis et perspectives pour mettre fin au paludisme", cette conférence s’est ouverte dimanche sous la présidence du chef de l’Etat sénégalais.
 
Près de 2500 participants venus d’horizons divers du monde des sciences et de la recherche, prennent part à cette rencontre prévue pour se poursuivre jusqu’à vendredi au Centre de conférence Abdou Diouf de Diamniadio.
 
 

ADL/BK