APS
SENEGAL-MUSIQUE-DEVELOPPEMENT

"L’espacement des naissances, une problématique en Afrique" (Coumba Gawlo Seck)

Dakar, 21 mars (APS) - L’espacement des naissances reste une problématique dans les pays africains, a déclaré, Coumba Gawlo Seck, invitant les femmes à en parler et prendre leur destin en main. 
 
"Le président français (Macron) a parlé de cela dans un pays africain et les gens se sont sentis offensés mais, il n’a rien inventé car, nous-mêmes, avons déjà parlé de l’importance de l’espacement des naissances", a indiqué Coumba Gawlo Seck. 
 
Coumba Gawlo Seck qui s’entretenait, mercredi, avec la rédaction de l’Agence de presse sénégalaise, a rappelé avoir piloté un projet sur cette problématique avec l’Organisation des Nations unies pour la population (UNFPA).


A cette occasion, elle dit avoir créé une chanson de sensibilisation sur "Moy toul nef" (espacement des naissances, en wolof). 

 
"J’ai piloté un projet il y a quelques années sur l’espacement des naissances avec les 100 femmes du Niger, qui est une problématique dans ce pays. Les femmes font chaque année un enfant. Ce n’est pas bon pour leur santé", a dit Coumba Gawlo Seck qui se considére comme une artiste engagée pour la cause des femmes et des enfants. 
 
"C’est l’une des raisons pour lesquelles, les femmes se retrouvent dans des centres de fistules obstétricales car à en un moment, le corps lâche", a-t-elle dénoncé, estimant que les Africains ont besoin d’espacer les naissances. 
 
Selon l’artiste-chanteuse, le festival "Chants des Linguère", et dont un des thèmes portait sur le dividende démographique, a servi de cadre d’échanges et de sensibilisation sur cette problématique d’espacement des naissances. 
 
"Nous les Africains, avons senti l’importance d’espacer les naissances. Nous savons que nous en avons besoin car, un couple qui gagne 50 000 francs ne peut pas se permettre de faire dix enfants", a t- elle indiqué, ajoutant qu’il faut être "réaliste". 
 
"Il faut que les femmes en parlent. Les femmes doivent prendre leur destin en main’’, a plaidé l’initiatrice de ce festival qui a réuni plusieurs divas venues de la Mauritanie, du Mali, du Niger, de la Côte d’Ivoire et du Burkina Faso. 
 
D’autres sujets notamment la scolarisation des filles, l’autonomisation des femmes, les mariages précoces entres autres faisaient étaient aussi au centre de cette rencontre.

SBS/ASB/OID