L’asphyxie : une des causes de décès des nouveau-nés
APS
SENEGAL-SANTE

L’asphyxie : une des causes de décès des nouveau-nés

Dakar, 27 avr (APS) – Le phénomène de l’asphyxie lors de l’accouchement est l’une des principales causes de décès des nouveau-nés au Sénégal, surtout dans les maternités, a relevé vendredi le Directeur général de la Santé de la mère et de l’enfant, docteur Oumar Sarr.
 
"Le Sénégal perd beaucoup de nouveau-nés à cause de ces problèmes d’asphyxie", a-t-il notamment expliqué à la fin d’une formation des prestataires des maternités sur la stratégie Helping Babies Breathe (HBB) "Aider les bébés à respirer".
 
Cette formation de 5 jours est initiée par la Direction de la Santé de la mère et de l’enfant (DSME), en partenariat avec Catholic relief services (CRS) et Plan international. 
 
Selon docteur Sarr, cet appui des partenaires en formation et en équipements permet d’aider les nouveau-nés à mieux respirer et, cela va impacter positivement sur la mortalité infanto-juvénile et surtout sur la mortalité néonatale. 
 
"L’asphyxie survient la plupart chez les enfants qui ne sont pas matures où lors d’un accouchement difficile", a-t-il confié, précisant que "le Sénégal est à 72 décès pour 1000 naissances vivantes".
 
En l’en croire, dans cette mortalité juvénile, la mortalité néo-natale impacte négativement sur cette mortalité infanto-juvénile qui tourne autour de 24 à 25 décès pour 1000 naissances vivantes.
 
"Si nous parvenons à réduire de façon significative cette mortalité néonatale, on va aller véritablement vers la diminution drastique de la mortalité infanto-juvénile, mais aussi vers l’atteinte des objectifs du développement durable", a encore dit le DSME.
 
Pour la coordonnatrice des Programmes santé au Catholic Relief Service (RCS), Fatou Camara, cette formation a concerné plus de 100 prestataires des maternités venus de 7 régions (Dakar, Diourbel, Ziguinchor, Sédhiou, Kaolack, Tambacounda et Louga).
 
Selon elle, la formation concerne quelque 12 districts sanitaires d’où proviennent des sages-femmes, des pédiatres et des gynécologues qui interviennent dans les salles d’accouchement. 
 
"Ces prestataires seront chargés de former à leur tour par un système du coaching ceux qui n’ont pas eu la chance de participer à cette séance", a-t-elle dit, notant que "cette formation va aider à réduire la mortalité des nouveau-nés surtout ceux qui ont eu des problèmes pour respirer au moment de la naissance".


LTF/OID/ASB