L’ACS2 sollicite du président Sall la gratuité de la prise en charge du cancer
APS
SENEGAL-SANTE-PLAIDOYER

L’ACS2 sollicite du président Sall la gratuité de la prise en charge du cancer



Mbour, 1er oct (APS) – L’association cancer du sein au Sénégal (ACS2) invite le chef de l’Etat, Macky Sall à aider à rendre gratuite le prise en charge du cancer, du diagnostic au traitement, a appris sa présidente, Mame Diarra Guèye Kébé.

 
Cette gratuité est d’autant plus utile que la prise en charge de cette "maladie mortelle" coûte chère, a dit Mme Kébé, souhaitant que "chaque malade qui en souffre et qui arrive dans les structures de santé publiques puisse bénéficier gratuitement de soins". 


"Cela est possible, parce qu’il y a des pays de la sous-région qui y sont arrivés. Je ne vois pas pourquoi au Sénégal nous ne pouvons pas y arriver’" a dit Mame Diarra Guèye Kébé à la marche organisée à l’occasion de la deuxième édition d’"Octobre rose" contre le cancer.

"Notre association à demander aux femmes d’aller se
faire dépister très tôt. Car découvert précocement, le cancer peut être guéri", a souligné la présidente de l’ACS2.
 


Mme Kébé a en outre appelé l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à faire du cancer une "superpriorité" pour la prise en charge totale de cette maladie qui ne touche que 1% des hommes, tout le reste des malades du cancer du sein étant des femmes.


Selon la présidente de l’ACS2, "sur environ 861 nouveaux cas de cancer détectés en 2015 au Sénégal, il y a eu 472 cas de décès, tout simplement parce qu’il s’agit de femmes qui sont arrivées tardivement au niveau des structures de santé où parce qu’elles ne connaissent pas la maladie".


"Nous sensibilisons certes, mais nous avons un réel problème. Il n’y a que sept médecins spécialistes en oncologie au Sénégal pour une population de 14 millions habitants, soit un spécialiste pour deux millions d’habitants. Nous demandons au ministre de la Santé et de l’Action sociale, Awa Marie Coll Seck, d’y remédier, en encourageant les jeunes médecins à se spécialiser dans ce domaine pour sauver la vie des populations", a plaidé Mme Kébé.


La chargée de programmes à l’OMS, Dr Ndella Diakhaté a, lors de cette marche, révélé que dans "le monde, chaque année 1,8 millions de nouveaux cas sont décelés parmi lesquels 450 mille sont décédés".


"Au Sénégal, la lutte est une priorité pour le gouvernement. D’ailleurs, depuis 2015, on a élaboré un plan national de lutte contre le cancer, globalement, qui va de 2015 à 2019, pour éradiquer le cancer, en s’appuyant sur le dépistage précoce et la prise en charge, tout en évitant que les malades viennent tardivement dans les structures sanitaires. Ce qui peut augmenter le nombre de décès", a-t-elle indiqué 


Interpellée sur l’équation des moyens, avec une insuffisance voire une inexistence, dans certains cas, de plateau technique adéquat pour une meilleure prise en charge des cas de cancer, Dr Diakhaté a rappelé que ‘’l’OMS n’est pas un fonds des Nations unies ni un organisme financier. C’est un organisme d’appui technique", a-t-elle précisé.


"Néanmoins, on va continuer de faire le plaidoyer au niveau international pour que des maladies comme le cancer soient financées pour que la prévention et la prise en charge se fassent dans les normes", a promis Dr Diakhaté.


 


ADE/PON