Le paludisme : une réalité encore à Kolda
APS
SENEGAL-SANTE

Le paludisme : une réalité encore à Kolda

 Kolda, 26 août (APS) - La région de Kolda (sud) fait partie de la zone hyper-endémique, avec plus de 25 cas de paludisme pour 1.000 habitants, indiqué son médecin-chef de district, Dr Abdoulaye Mangane.
 
 
‘’La région de Kolda, dans le cadre de la stratification du paludisme au Sénégal, appartient à la zone hyper-endémique, avec plus de 25 cas de palu pour 1.000 habitants, et le district de Kolda ne déroge pas à cette règle’’, a-t-il déclaré dans un entretien accordé à l’APS. 
 
Il a rappelé que le taux d’incidence était 144 cas de paludisme pour 1.000 habitants en 2015, estimant que ‘’le palu reste toujours une réalité au niveau du district même si des actions sont menées pour réduire les risques de morbidité’’.
 
 
 ‘’Pour l’instant, l’année 2016 n’est pas encore écoulée, mais si nous faisons une comparaison entre 2015 et 2016, nous voyons que le plus grand nombre de cas a été enregistré durant le premier semestre de 2016, notamment le mois de janvier qui est un mois de transition entre 2015 et 2016’’, a-t-il révélé.
 
Il a expliqué que c’est cela qui a poussé la région médicale à ‘’revoir les stratégies et renforcer les actions pour aller vers la réduction du taux d’incidence’’. ‘’Et c’est pourquoi nous avons travaillé avec les infirmiers-chefs de poste, afin de mettre en œuvre un plan d’urgence hivernal de lutte contre le palu, qui va impliquer l’ensemble des acteurs au niveau des zones d’intervention’’, a expliqué le Dr Mangane.
 
Dans le cadre de la lutte contre le paludisme à Kolda , le district sanitaire a procédé à une distribution en masse de moustiquaires imprégnées avec 100 % de réussite. Cependant, l’usage des moustiquaires par les chefs de ménages reste une autre préoccupation, du fait des réalités culturelles et de l’utilisation des moustiquaires dans les périmètres maraîchers, a-t-il déploré. 
 
Le district sanitaire de Kolda compte mettre l’accent sur la lutte contre le paludisme, qui reste une véritable préoccupation, en misant sur la mobilisation des populations pour des sensibilisations de masse. 
 
Le médecin-chef du district de Kolda a saisi l’opportunité pour inviter les populations à utiliser les moustiquaires imprégnées, pour éviter les complications liées au paludisme, comme entre 2014 et 2015, où, au niveau des structures sanitaires, on avait noté respectivement trois et quatre cas de décès liés au paludisme.
 
Selon lui, cela démontre certes que le palu reste une préoccupation, mais des actions sont menées pour lutter contre cette maladie à Kolda avec l’accessibilité des soins de santé. 

MG/ASG