Poste de santé de Keur Serigne Mbaye Sarr : un baromètre à Diourbel
APS
SENEGAL-SANTE-PALUDISME

Poste de santé de Keur Serigne Mbaye Sarr : un baromètre à Diourbel


Le taux de prévalence de cette maladie reste élevé dans la ville par rapport au reste du pays. Les motifs de consultation au niveau des différentes structures de santé implantées dans la commune en attestent.

Entre septembre et janvier par exemple, "les seuils d’alerte enregistrés avoisinent 351 cas par semaine", a indiqué Cotane Faye, infirmier, chef du poste (ICP) de santé de Keur Serigne Mbaye Sarr.

"La fréquentation du poste de santé de Keur Serigne Mbaye Sarr par les populations de Diourbel est particulière. Les malades proviennent pour 68 pour cent des autres quartiers de la ville", a-t-il renseigné.

Sur les 2.939 cas enregistrés en 2016, "seuls 941 habitaient dans sa zone de responsabilité, faisant ainsi progresser la charge de travail", a précisé l’ICP.
 
M. Cotan est le seul employé de ce poste de santé pris en charge par l’Etat du Sénégal. Deux sages-femmes, un infirmier et son assistant sont payés par le comité de santé.

"On travaille pour payer les factures d’eau, d’électricité et les frais du personnel. Le comité de santé recrute, investit et construit des bâtiments, en accord avec la population", a expliqué l’ICP.

A ce propos, le comité de santé, dans le cadre de la promotion du "Partenariat pour l’amélioration de la qualité" (PAQ) des services de santé, avait fait un diagnostic et mis en œuvre un plan d’action en collaboration avec le réseau "Siggil Jiggen" et la Rencontre africaine des droits de l’homme (Raddho).

L’organisation et le parrainage de combats de lutte, de jeux du faux-lion, des participations volontaires des Diourbelois et ceux de la diaspora ont permis au poste de santé de Keur Serigne Mbaye Sarr de construire un R+1 avec une maternité et de délocaliser la salle d’accouchement.

"L’engagement des populations de faire de notre poste de santé une référence est devenue une réalité", s’est ainsi réjoui M. Cotane, ICP en service dans la région depuis 1983.

Il jouit d’une expertise reconnue, qui s’explique par la qualité de l’accueil, les soins prodigués, la disponibilité du personnel et le service continu.proposé par ce poste de santé, d’où le rush des populations vers cette structure.
 
Selon l’ICP, le Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP) a fait des progrès importants dans la lutte contre la maladie, notamment dans la prise en charge rapide des malades, avec les tests de diagnostics gratuits à l’échelle nationale.

Aussi, les moustiquaires imprégnées sont distribuées gratuitement et les moyens de prévention disponibles. 

D’après les statistiques, le paludisme touche davantage les femmes enceintes et les enfants que les adultes.

Par ailleurs, M. Cotane a souligné que lors de la revue annuelle sur le paludisme tenue récemment à Thiès, la région de Diourbel avait enregistré 2930 cas contre 1000 pour Kédougou.

Il a insisté sur l’utilisation des moustiquaires imprégnées à longue durée d’action (MILDA).
 
 
 
 


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