Kédougou : 74 960 cas de paludisme enregistrés en 2017 (superviseur soins de santé)
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SENEGAL-SANTE

Kédougou : 74 960 cas de paludisme enregistrés en 2017 (superviseur soins de santé)


Kédougou, 27 avr (APS) – Au total 74960 cas de paludisme ont été enregistrés en 2017 dans la région de Kédougou a indiqué, vendredi, le superviseur des soins de santé primaire au district sanitaire de Kédougou, Landing Sagna.


 


"Ce sont 74960 cas de paludisme qui sont confirmés en 2017 dans la région de Kédougou qui a enregistré, pour le premier trimestre de 2018, 3192 cas" a-t-il dit, estimant que "bien qu’élevé, le taux d’incidence du paludisme de 270 pour 1000 a connu une légère baisse dans la région".


 


Landing Sagna qui s’entretenait avec l’APS à la veille de la célébration samedi de la Journée internationale de lutte contre le paludisme a laissé entendre que "Kédougou fait partie des régions les plus affectées par le paludisme".


M. Sagna a estimé que cette tendance baissière a été notée lorsque l’Etat a mis les moyens financiers nécessaires pour l’exécution par les autorités médicales de la région de "stratégies efficientes" qui sont la chimio-prévention du paludisme saisonnier pour les enfants âgés de 3 mois à 120 mois.


La distribution de 13500 moustiquaires imprégnées dans la région, la multiplication des foras jusque dans les zones les plus reculées ont également concouru à réduire "considérablement" le paludisme, a-t-il dit, rappelant que Kédougou dispose d’un traitement "Pré-transfert" spécifique appelé Rétocap qui permet de sauver jusqu’à 75% des enfants de 0 à 5 ans.


Landing Sagna est confiant que la région sera au rendez-vous de 2030, date fixée par le Sénégal pour l’élimination "définitive" du paludisme.

Il a expliqué que la "surveillance sentinelle révèle que la commune de Tomboronkoto est la plus affectée à cause de la pratique de l’orpaillage, de la proximité avec le parc national du Niokolo Koba, mais aussi de la forte pluviométrie qui multiplie les sites de prolifération des moustiques".


Pour Ismaïla Ndiaye, le responsable du bureau régional de l’information et de l’éducation pour la santé, le défi majeur reste le
changement de comportement des communautés.


Selon lui, "il y a une sous-utilisation des moustiquaires imprégnées. Par conséquent, il faut renforcer et diversifier la communication et la sensibilisation".

CC/PON