Kaffrine : un taux de prévalence de malnutrition aiguë globale de 11,2% en 2018 (médecin chef)
APS
SENEGAL-SANTE

Kaffrine : un taux de prévalence de malnutrition aiguë globale de 11,2% en 2018 (médecin chef)

Kaffrine, 11 mars (APS) – Le département de Kaffrine (centre) a enregistré en 2018 un taux de prévalence de 2% de malnutrition aiguë sévère et 11,2% de malnutrition aiguë globale, a révélé lundi, le médecin chef du district sanitaire de Kaffrine, Dr Ndaye Mbacké Kane.

 
‘’En 2018, le taux de malnutrition aiguë sévère tournait aux alentours de 2%. Et, la malnutrition aiguë globale tourne autour de 11,2%. La malnutrition de manière globale constitue toujours un problème de santé publique à Kaffrine’’, a fait savoir Dr Mbacké Kane. 
 
Elle s’exprimait en marge de la clôture d’un atelier de formation organisé par le district sanitaire de Kaffrine en collaboration avec le centre d’excellence africain pour la santé de la mère et de l’enfant. 
 
Cette rencontre de deux jours a été axée sur le concept ‘’mille premiers jours’’. Elle a permis d’outiller 92 ‘’badianou gox’’, des femmes relais, du district sanitaire de Kaffrine dans le cadre de la sensibilisation et de la promotion de la santé maternelle et néonatale. 
 
‘’La période des mille premiers jours est une période qui va de la conception à deux ans. C’est une période qui permet à l’homme de bâtir un développement physique et intellectuel meilleur pour une meilleure santé et un développement durable’’, a expliqué Dr Ndaye Mbacké Kane. 
 
Cette formation, a-t-elle ajouté, ‘’va nous permettre de sensibiliser ces 92 femmes sur les bonnes pratiques alimentaires, hygiéniques et environnementales afin de réduire cette malnutrition au sein de la population de Kaffrine’’. 
 
‘’Les mille premiers jours constituent une étape capitale dans la vie de l’individu. Ils vont de la conception jusqu’à la fin de la deuxième année de vie. C’est donc une période cruciale pour l’individu’’, a pour sa part expliqué le représentant du centre d’excellence pour la santé de la mère et de l’enfant, le Professeur Saliou Diouf par ailleurs, directeur de l’institut de pédiatrie sociale. 
 
‘’La grossesse, a-t-il insisté, doit se dérouler dans les meilleures conditions possibles du point de vue des soins mais aussi du point de vue de l’alimentation de l’enfant’’.
 

MNF/MD