Le CNLS souligne la nécessité d’avoir des ressources complémentaires
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SENEGAL-SANTE

Le CNLS souligne la nécessité d’avoir des ressources complémentaires

Dakar, 21 sept (APS) - Le Sénégal doit mobiliser des ressources autres que celles attendues du Fonds mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme, pour combler les gaps de financement notés dans la prise en charge du VIH, a indiqué la secrétaire exécutive du Conseil national de lutte contre le Sida (CNLS), docteur Safiatou Thiam.
 
"Nous devons continuer à négocier et faire le plaidoyer afin que d’autres partenaires, comme le gouvernement américain, par exemple, à travers l’USAID, puissent augmenter leur participation dans la lutte contre le VIH/Sida", a-t-elle déclaré à l’APS. 
 
Dans cette perspective, la secrétaire exécutive du CNLS a annoncé le démarrage d’un nouveau programme de santé globale de l’USAID, dans lequel "le VIH/Sida va occuper une très bonne place".
 
Selon Safiatou Thiam, le Sénégal doit présenter des arguments convaincants pour faire partie des pays bénéficiaires des promesses de dons de l’ordre de 13 milliards de dollars, annoncées à l’issue de la 5-ème Conférence internationale de reconstitution des ressources du Fonds mondial de lutte contre le Sida la tuberculose et le paludisme.
 
Le chef de l’Etat sénégalais, Macky Sall, avait participé à cette rencontre tenue vendredi et samedi derniers, à Montréal, au Canada.
 
"C’est en leur donnant de bons résultats, qu’ils consentent à octroyer des fonds, parce que ceux qui donnent leur argent aiment bien savoir quels sont les résultats qui sont enregistrés afin de le montrer en exemple à d’autres pays", a fait valoir Mme Thiam.
 
Le Sénégal, en parallèle, "doit aussi mobiliser une partie de ses ressources, parce que le Fonds mondial va poser des critères d’allocation et il va falloir que le Sénégal puisse rentrer dans ces critères", a ajouté la secrétaire exécutive du Conseil national de lutte contre le Sida.
 
"Je n’ai pas de doute quant à cela, parce que pour le paludisme, ça ne pose pas de problème, puisque nous sommes un pays de forte endémie palustre, de même que pour la tuberculose qui a une forte prévalence", a-t-elle expliqué.
 
"Pour le Sida, nous sommes un pays à faible prévalence et l’argument qu’on aura, c’est de montrer que nous produisons des résultats, et le Fonds mondial a besoin de cela pour pouvoir le montrer en exemple à d’autres pays", a souligné docteur Safiatou Thiam.
 
Parlant des ressources domestiques à mobiliser, elle a cité celles de l’Etat central, pour lesquelles "il est bon de faire un plaidoyer au niveau du ministère des Finances afin d’augmenter le budget pour l’achat des antirétroviraux", a-t-elle dit.
 
"L’Etat doit, comme il l’a signé dans ses engagements avec le Fonds mondial, régulièrement augmenter sa participation dans la lutte contre le Sida", a relevé docteur Safiatou Thiam, précisant qu’à côté des ressources de l’Etat central il y a les ressources des collectivités locales.
 
De son avis, chaque collectivité locale peut mettre à disposition des ressources permettant de financer des activités de dépistage et d’aider des personnes vivant avec le VIH à s’inscrire dans une mutuelle de santé, sans compter les activités de sensibilisation à mettre en œuvre.
 
"Nous avons entamé ce travail avec 15 villes, donc avec 15 maires pour les sensibiliser à mettre des lignes budgétaires dans la lutte contre le Sida, et je pense que c’est quelque chose que nous pouvons réussir", a-t-elle indiqué.
 

LTF/BK