Elaboration d’un plan national de lutte contre les aflatoxines
APS
SENEGAL-SANTE-AGRICULTURE

Elaboration d’un plan national de lutte contre les aflatoxines

Dakar, 19 mai (APS) - Le ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural a élaboré un plan national de lutte contre les aflatoxines spécifiques dont la mise en oeuvre vise à limiter les effets néfastes de ce germe toxique sur la santé humaine, la santé animale et l’agriculture, a appris l’APS, vendredi.
 
’[En raison] de la menace que constituent les aflatoxines pour la santé humaine animale et l’économie, le fait d’élaborer et de mettre en oeuvre un plan spécifique est une action de haute portée et un enjeu majeur de santé publique pour les autorités’’, a estimé le secrétaire général dudit ministère, vendredi, lors d’une rencontre de concertation et d’échanges sur le financement de ce plan.
 
Avec l’appui de la Plateforme africaine de lutte contre les aflatoxines qui affectent particulièrement l’arachide et le maïs, le Sénégal avait commandité une étude visant à en évaluer l’ampleur.
 
Le Centre de contrôle des maladies de l’Union africaine (UA) estimait à 4,5 milliards le nombre de personnes chroniquement exposées à l’aflatoxine en Afrique, a-t-il rappelé. L’Organisation mondiale de la santé (OMS), de son côté, estime qu’environ 80% des cas de cancer du foie dans le monde sont liés à la consommation d’aliments contaminés par l’aflatoxine.
 
C’est pourquoi la 7ème Conférence sur la Plateforme de partenariat pour le développement d’une agriculture globale en Afrique a assigné à chaque pays la mise en place d’un groupe de travail sur la question.
 
L’idée était de permettre à chaque pays, d’établir un système sanitaire et phytosanitaire intégrant la lutte contre l’aflatoxine et la vulgarisation de méthodes de prévention et de contrôle des nuisances sur la santé, a expliqué le secrétaire général du ministère de l’Agriculture.
 
L’objectif est de promouvoir le développement agricole sur le continent, de protéger la santé des consommateurs et de faciliter les transactions commerciales par une bonne maîtrise de cette mycotoxine le long des chaînes de valeur agricoles, a précisé Le représentante de la PACA, Winta Sintayehu.
 
Ainsi, le Sénégal a été choisi parmi les 6 premiers pays pilotes chargés de conduire les activités, du fait de son potentiel scientifique reconnu à travers l’Institut sénégalais de recherche agricole (ISRA) et l’Institut de technologie alimentaire (ITA) qui disposent de l’expertise, des infrastructures et équipements d’analyse requis en la matière.
 
En outre, le Sénégal ne s’est pas "seulement contenté d’élaborer une stratégie et demander à des partenaires d’en assurer le financement, mais a décidé d’apporter 60% des ressources requises pour la mise en oeuvre’’, a indiqué la représentante de la PACA.
 
Elle estime que le lancement du Pan national doit marquer une étape nouvelle dans la lutte contre l’aflatoxine au Sénégal par des résultats pratiques.

ADL/ASG