Des patients affluent vers Ndiassane pour des consultations médicales gratuites
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Des patients affluent vers Ndiassane pour des consultations médicales gratuites

Ndiassane (Thiès), 25 oct (APS) – De nombreux patients convergeaient vers le poste de santé de Ndiassane, une cité religieuse de la région de Thiès (ouest), pour profiter de la gratuité des soins pendant la période du gamou, a constaté lundi l’APS.
 
L’établissement de santé a réceptionné des médicaments d’une valeur de 10 millions de francs CFA, qu’il partage avec l’hôpital de Tivaouane où sont référés les cas graves recensés.
 
Les patients sont consultés gratuitement, et des médicaments leur sont offerts.
 
Les consultations médicales gratuites ont démarré dimanche et prendront fin mardi. Elles ont été organisées à l’occasion de célébration du gamou de Ndiassane.
 
Les patients, des femmes et des enfants pour la plupart, sont venus nombreux, en provenance de Ndiassane et des localités voisines.
 
Si certains d’entre eux sont des disciples de la confrérie khadre qui profitent de l’événement pour se faire soigner, d’autres ne sont là que pour des raisons sanitaires.
 
Venue de Mbour pour le gamou, Sokhna Mbayang Diop veut saisir l’occasion des consultations médicales gratuites pour traiter des douleurs qu’elle ressent dans le corps.
 
‘’Les temps sont durs, et il n’y a pas d’argent’’, a dit la quadragénaire.
 
Khady Diagne est venue de Khombole, le matin, en compagnie d’une fille de deux ans souffrant de malnutrition.
 
Après avoir fait consulter son enfant à l’hôpital de Tivaouane et payé l’ordonnance prescrite, elle est venue chercher d’autres médicaments. ‘’On n’en a jamais suffisamment’’, justifie-t-elle.
 
Une femme âgée, venue de Keur Khaly, un village voisin de Ndiassane, dit être habituée des consultations médicales gratuites qui se tiennent chaque année lors du gamou de Ndiassane. 
 
Selon Ndèye Diouf, une infirmière membre de l’équipe médicale venue de Dakar pour la couverture médicale du gamou de Ndiassane, des cas de paludisme simple, de toux, d’écoulement nasal, de fièvre et d’anémie ont été diagnostiqués chez les enfants. 
 
‘’Chez les adultes, l’hypertension ou l’hypotension artérielle, les dermatoses liées à la dépigmentation et de nombreux cas d’infections sexuellement transmissibles sont détectés’’, a-t-elle ajouté. 
 
Un bilan définitif n’a pas encore été établi, mais le poste de santé de Ndiassane reçoit pendant l’hivernage en moyenne 700 à 800 malades par mois, selon son infirmière chef de poste, Gagnesiri Diongue. Ce nombre pourrait être atteint en trois jours, a-t-elle dit.
 
Selon Ndèye Diouf, les patients tardent souvent à se tourner vers les hôpitaux pour se faire consulter quand ils sont malades. Elle rejette l’argument du manque de moyens, estimant qu’ils trouvent toujours les moyens de satisfaire d’autres besoins moins urgents.
 
Elle dit avoir constaté que, le plus souvent, de nombreux patients attendent les consultations médicales gratuites offertes lors des événements religieux de Touba, Tivaouane ou Popenguine pour aller voir un médecin.
 
Des équipes médicales se relaient le matin, l’après-midi et la nuit, pour la prise en charge des malades à Ndiassane.


ADI/BK/ESF