Tabagisme : des acteurs invités à élaborer des stratégies de plaidoyer
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AFRIQUE-SANTE-TABAC

Tabagisme : des acteurs invités à élaborer des stratégies de plaidoyer

+++De l’envoyée spéciale Sokhna Khadydiatou Sakho+++
 
Pretoria (Afrique du Sud), 3 juil (APS) – Les acteurs doivent élaborer des stratégies de plaidoyer en vue d’une meilleure surveillance de l’industrie du tabac dans la défense de la santé publique, a estimé, lundi à Pretoria (Afrique du SUD), un défenseur de l’environnement.
 
"Le plaidoyer est un ensemble d’actions destiné à un autre groupe (décideurs, politiques) pour un changement d’opinion. La lutte contre le tabac est très sérieuse, [raison pour laquelle] il faut comprendre les stratégies de l’industrie du tabac, utiliser les données, compter, nommer et enfin pouvoir dénoncer", a souligné, Akinbode Oluwafemi, directeur exécutif adjoint de l’ONG nigériane "Action des droits environnementaux/ les amis de la terre".
 
Il a souligné que "chaque jour, on voit l’industrie du tabac signait des mémorandums avec le gouvernement et même faire des dons ou des sessions de formation à la police, aux Douanes". 
 
"La solution, à l’en croire, c’est qu’il faut documenter, prendre des photos", a dit Oluwafemi qui intervenait sur le thème : "Comment la surveillance de l’industrie du tabac informe le plaidoyer". 
 
"Il faut contrôler chaque donnée, revérifier la donnée pour rester crédible pour avoir une bonne stratégie de plaidoyer", a estimé le directeur adjoint de l’ONG nigériane, notant que "plusieurs activités sont à surveiller dans l’industrie du tabac". 
 
Il s’agit, a expliqué Akinbode Oluwafemi, des pratiques commerciales, du lobbying, de la législation, de la pseudo- responsabilité sociale d’entreprise de l’industrie du tabac, de la manipulation des médias, de l’espionnage, des cultivateurs et associations de cultivateurs du tabac, etc.
 
M. Oluwafemi a ajouté que les acteurs peuvent se rendre au niveau des médias, des espaces publics, du parlement, dans les écoles, au niveau des sites web de l’industrie du tabac et faire des rapports annuels pour surveiller l’industrie du tabac.
 
L’université des sciences de la santé, Sefako Makgatho de Pretoria dans le cadre du projet "Beta Africa" a démarré le 26 juin dernier un cours de capacité institutionnelle pour développer un environnement de contrôle efficace du tabac. Il prend fin le 7 juillet prochain.
 
Ce cours est destiné à des membres de la société civile, des chercheurs, journalistes et acteurs de lutte contre le tabac de 11 pays d’Afrique (le Bénin, le Botswana, l’Ethiopie, le Gabon, la Gambie, le Kenya, la Mauritanie, le Sénégal, le Togo et l’Ouganda et le Nigéria).

SKS/ASB