Dans les coulisses du centre Dalal Xel de Fatick
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Dans les coulisses du centre Dalal Xel de Fatick


Fatick, 10 oct (APS) - Situé sur la route nationale 1 (RN1), à l’entrée de la commune de Fatick, le centre de santé mentale Dalal Xel de Fatick, une structure des frères Saint-Jean de Dieu, dispose d’une base de données de 9.900 malades depuis sa création en 2003.

A l’entrée de la structure psychiatrique, règne un climat paisible.
Dans la cour, quelques malades et leurs accompagnants profitent de la fraîcheur qu’offrent les arbres en cette période de forte canicule.

Selon son directeur frère Léon Robert Mbengue, Dalal Xel œuvre dans l’assistance aux personnes porteuses de handicap mental. D’‘’une capacité de 45 lits’’, il dispose d’équipes médicales et paramédicales au nombre d’’’environ une trentaine’’, ainsi que d’un personnel de sécurité et de services généraux.
 
Il faisait une brève présentation de la structure à une délégation officielle à l’occasion de la Journée mondiale de la santé mentale, célébrée ce 10 octobre autour des premiers secours psychologiques’’, thème retenu par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Le centre s’occupe de l’accueil des patients et des hospitalisations. Mais au-delà de ces activités ponctuelles, Dalal Xel mène également d’autres activités dans les localités de Dioffior, Sokone et Gossas. ‘’Nous faisons aussi des consultations gratuites au niveau de la prison de Fatick. Ce sont des activités qui se font chaque mois et que nous comptons renforcer’’, a dit M. Mbengue.

Le frère Léon Robert Mbengue a par la suite invité la
délégation à une visite guidée dans les locaux de la structure hospitalière qui a une base de données de 9.900 malades depuis 2003. ‘’Ce sont des malades que nous suivons’’, a-t-il expliqué.

‘’Il y a certains malades qui ne viennent plus, mais il y a d’autres qui respectent les rendez-vous et qui gardent la relation avec nos structures’’, a relevé le directeur du centre de santé mentale de Fatick qui est confronté à un certain nombre de problèmes.

‘’Nous avons des besoins en eau parce qu’on a une faible
pression, on est en train de voir ça avec la SENELEC. Nous avons aussi des besoins en ce qui concerne la maintenance, l’entretien. Parce que nous sommes une structure hospitalière psychiatrique, nous avons des malades qui sont agités, qui gâtent beaucoup de choses sur place’’, a-t-il fait savoir.
 
La délégation composée entre autres de l’adjoint du
gouverneur chargé des affaires administratives de Fatick, Magatte Diouck, du Dr Mouhamadou Traoré et du médecin-chef de la région de Fatick, Docteur Traoré, a remis un don de produits d’entretien et d’hygiène, et de médicaments.

‘’Nous venons apporter un soutien moral mais aussi un
soutien mental sous la forme de dons de produits d’hygiène et de dons de médicaments psychotropes, surtout’’, a expliqué le médecin-chef de région.
 
Le directeur de Dalal Xel s’est réjoui de ce geste et a
promis de mettre ce lot ‘’à la disposition’’ des patients’’. ‘’Chaque fois que nous recevons des dons, nous en sommes tout le temps ravis’’, a-t-il lancé.

Il a remercié les autorités pour leur volonté de les
‘’accompagner’’ dans leur engagement au service des malades. ‘’Nous avons besoin de vos soutiens, que cela soit un soutien moral’’, leur a-t-il dit.
 
‘’On parle de secours psychologique, nous avons aussi besoin de secours psychologique parce qu’il y a des moments où nous sommes abattus quand on est confronté à des problèmes’’, a-t-il poursuivi.

‘’Le mois passé, on s’est confronté à de sérieux
problèmes avec un malade qui a commis beaucoup de dégâts dans le centre. Cela nous a coûté excessivement cher. Heureusement, les parents des malades agressés étaient compréhensifs’’, a-t-il confié.

Le frère Léon Robert Mbengue raconte que sa structure
avait accueilli un malade ‘’qui était un gangster et qui a ‘’failli même tuer des malades. ‘’Mais Dieu faisant, on s’en est sorti réconforté’’, a-t-il soupiré.

‘’Aujourd’hui, tous ces malades agressés se portent bien avec
l’appui de l’hôpital Grand-Yoff qui nous a beaucoup aidés, parce que nous étions obligé de transférer le malade. Finalement, nous avons réussi à gérer la situation’’, a-t-il indiqué.

En dehors de ces cas exceptionnels, ‘’les malades, après un
long séjour, s’entendent, se côtoient’’. ‘’On a de très bonnes relations, l’ambiance est bonne dedans’’, a fait remarquer le directeur du centre Dalal Xel de Fatick.
 
‘’Nous savons que les dalal xel sont très connus au niveau du ministère [de la Santé] et nous allons continuer à introduire nos demandes, à introduire nos programmes et projets dans le cadre de nos activités en ce qui concerne la santé mentale pour élargir, pour offrir à la population l’assistance qu’il faut, surtout en ce qui concerne les secours psychologiques’’, a soutenu M. Mbengue.


FD/ASG