Covid-19 : les pays africains invités à renforcer leurs structures de prise en charge
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AFRIQUE-SANTE

Covid-19 : les pays africains invités à renforcer leurs structures de prise en charge

Dakar, 2 mars (APS) – Le responsable des opérations de réponses pour l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour la zone Afrique, Docteur Michel Yao, a invité les pays de la région Afrique à investir rapidement en vue d’augmenter le nombre des structures d’isolement et de prise en charge pour faire face au Covid-19, la maladie liée au coronavirus.
 
‘’Pour faire face au Covid-19, l’Afrique a une capacité qui progresse dans le bon sens, mais il reste des efforts à faire’’, a-t-il notamment relevé. Il intervenait en marge d’une réunion d’urgence des partenaires pour la préparation et la réponse à l’épidémie à coronavirus dans la région africaine.
 
Il a rappelé que la situation épidémiologique du Covid-19 est "dynamique’’, expliquant qu’après la Chine, seul pays touché au départ, il y a désormais plus de cas confirmés dans d’autres pays. Il a jugé cette situation préoccupante.
 
D’après lui, les premières évaluations de risque en Afrique étaient basées sur le scénario de la Chine. Mais maintenant, d’autres foyers comme l’Italie, la Corée du Sud et l’Iran ont accru ce risque.
 
‘’D’ailleurs, depuis la fin de cette semaine, le niveau de risque est devenu très élevé pour l’ensemble des pays du monde en dehors de la Chine’’, a notamment dit le fonctionnaire onusien.
 
Il déclare être satisfait de voir que la plupart des pays africains ont mis en place des mécanismes de détection, et l’OMS prévoit de plus en plus d’alerte. ‘’C’ est une bonne chose’’, estime-t-il.
 
Il pense que les pays doivent investir rapidement dans l’augmentation de leur capacité à prendre en charge la maladie.

Il indique que 18% des cas en Chine sont jugés sévères ou critiques. Dans cette hypothèse, dit-il, si l’Afrique enregistrait 1000 cas, ’’on aurait pratiquement une centaine de cas sévères’’, et cela alors que "les capacités de nos structures de santé sont très limités’’.
 
Et la situation serait d’autant plus compliquée que les centres de réanimation accueillent "d’autres patients qui souffrent’’ d’autres pathologies et que ’’l’on ne peut mélanger’’ avec les malades atteints par coronavirus’’.
 
Le docteur Michel Yao souligne aussi la nécessité de disposer de structures appropriées, une salle confinée devenant à haut risque pour les médecins.
 
‘’Tous ces aspects-là doivent être pris en compte pour l’aménagement des structures de prise en charge, d’autant plus que les médecins doivent être dotés de matériels de protection et cela n’est pas encore un acquis dans nos pays’’, a-t-il fait remarquer.

LTF/ADL/ASG