Maladies tropicales négligées : les Kaolackois invités à coopérer avec les animateurs de la campagne
APS
SENEGAL-SANTE

Maladies tropicales négligées : les Kaolackois invités à coopérer avec les animateurs de la campagne

Kaolack, 21 déc (APS) - Le médecin-chef de la région de Kaolack (centre), docteur Aichatou Barry Diouf, invite les populations à coopérer avec le personnel chargé de dérouler la campagne de distribution de médicaments contre les maladies tropicales négligées (MTN).

"J’invite les populations à réserver un bon accueil à ces agents de la santé, qui entrent chez elles pour leur distribuer ces médicaments", a-t-elle dit lors d’une conférence de presse.

La campagne de distribution des médicaments se déroule depuis mercredi et se poursuivra jusqu’à lundi, dans la région de Kaolack. Cette initiative du ministère de la Santé concerne plusieurs régions.

Le docteur Aichatou Barry Diouf a tenu à rassurer les populations quant à la fiabilité des médicaments distribués pour éradiquer les MTN, affirmant qu’ils sont "surs" et "inoffensifs".

Selon elle, des enquêtes ont été menées auprès des populations, ce qui a emmené le ministère de la Santé à dérouler cette campagne censée prévenir cinq maladies tropicales négligées : la filariose lymphatique, la bilharziose, le trachome, l’onchocercose et les vers intestinaux.

Le personnel chargé de distribuer les médicaments va sillonner les écoles, les "daara" (écoles coraniques) et les maisons, précise le médecin-chef, annonçant l’organisation de "caravanes" chargées de distribuer les médicaments dans les quartiers visités.

"Les MTN sont des maladies parasitaires, virales et bactériennes, qui sévissent en zone tropicale comme notre pays", a souligné le docteur Aichatou Barry Diouf, ajoutant que les maladies tropicales négligées font l’objet d’un "regain d’intérêt" pour les autorités publiques.

"En tant qu’enseignants, nous ne pouvons pas nous permettre d’exposer les enfants à un quelconque danger", assure Bakary Sarr, le coordinateur de l’inspection médicale, trait d’union entre les établissements de santé et les écoles de la région de Kaolack.

"Nous avons confiance au système de santé, et nous sommes sûrs que les médicaments distribués sont de bon médicaments, qui ne peuvent être que bénéfiques pour nos enfants", insiste-t-il.

AFD/AMD/ESF/BK